Decazeville

Santé : un Decazevillois, adhérent à Filiéris, lance un SOS pour son épouse handicapée

  • Julien Romero aimerait que les services médicaux soient plus réactifs sur les problèmes de santé de son épouse.
    Julien Romero aimerait que les services médicaux soient plus réactifs sur les problèmes de santé de son épouse.
  • Julien Romero, pointe les dysfonctionnements du système de santé.
    Julien Romero, pointe les dysfonctionnements du système de santé.
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L’épouse de Julien Romero, usager de Filiéris, ancienne caisse des mines, est handicapée, or malgré de nombreuses démarches et soliccitations, le médecin traitant ne se déplace pas au domicile du couple.

Très inquiet pour son épouse handicapée qui refusait de s’alimenter correctement, Julien Romero a appelé son médecin traitant du centre de santé Filiéris pour lui demander de faire une visite à son domicile du Soulacre-Haut.

Selon l’intéressé, "en lieu et place de la visite souhaitée qui ne pouvait pas avoir lieu avant un délai de quatre semaines, dixit le médecin, on nous a proposé de réaliser un bilan sanguin dans les plus brefs délais".

Aussitôt dit, aussitôt fait par les infirmières qui ont effectué la prise de sang au domicile de Suzanne Romero. Visiblement agacé que son médecin traitant ne puisse se déplacer rapidement pour ausculter son épouse, Julien Romero attend alors les résultats des analyses avec impatience, "j’ai appelé sans arrêt, je me suis même déplacé au centre Filiéris de Firmi, puis à celui de Decazeville, sans réponse, explique-t-il, j’ai alors contacté mon médecin qui m’a promis de me communiquer les résultats par l’intermédiaire des aides-soignantes, mais un mois après, c’est toujours le silence radio, toujours rien".

"Marre que l’on nous prenne pour des c..."

Impuissant devant l’état de santé de son épouse qui n’a plus l’usage de ses jambes ni de la parole, Julien Romero pousse un coup de gueule : "Comment voulez-vous que nous fassions confiance à la prise en charge médicale ? peste-t-il. Mon épouse handicapée devrait être soignée en priorité, me semble-t-il, mais il n’en est rien, on nous prend sans arrêt pour des c...".

D’autant que pour cet ancien mineur, "nous qui avons contribué par notre labeur à donner son essor à ce système de santé, nous voici désormais abandonnés à notre triste sort", regrette-t-il. Contacté par nos soins, le centre de santé Filiéris de Decazeville apportera une réponse dans les prochains jours.

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