Justice

Najac : un père et son fils devant les juges pour homicide involontaire

  • L'affaire reviendra au tribunal de Rodez début septembre.
    L'affaire reviendra au tribunal de Rodez début septembre. - PIXROD
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Le jeune conducteur et son père sont accusés d'avoir percuté un garçon de 17 ans, dans la nuit du dimanche 3 au lundi 4 juin.

« Deux familles détruites, de part et d’autre de la salle d’audience. »

Le procureur de la République, Frédéric Coulomb pose un regard tantôt sur les victimes, tantôt sur les coupables présumés, présentés en comparution immédiate, hier, vendredi 8 juin, au tribunal de Rodez.

Les faits se sont déroulés dans la nuit de dimanche à lundi, sur la commune de Najac. Un jeune homme de 19 ans est accusé d’avoir percuté en voiture un garçon de 17 ans. Il est accusé d’homicide involontaire, de conduite sans permis, de transport non autorisé de stupéfiants (cannabis, ecstasy), et d’usage de stupéfiants.

Son père, 49 ans, assis côté passager au moment des faits, est accusé de complicité d’homicide involontaire.

Leurs avocats ont demandé un délai pour préparer leur défense. Ce n’est donc pas le fond du dossier mais la personnalité des accusés qui a été évoquée par les juges.

Pour le procureur, Frédéric Coulomb, « la comparution immédiate se justifie car le dossier est aujourd’hui complet. Concernant le jeune homme, la consommation de stupéfiants, il ne s’agit pas d’une consommation de loisir. Il a également été constaté un peu de trafic. Il revendait pour se faire un petit billet. »

Et le procureur de requérir le maintien en détention du conducteur et le placement sous contrôle judiciaire pour le père.

Pour l’avocate du jeune homme, Me Annabel Montels-Estève, le placement en détention n’est pas justifié. « Mon rôle n’est pas d’excuser et de justifier, poursuit-elle. Mais il est de remettre les choses dans leur contexte. Mon client ne cherche pas à se défendre. C’est un gamin. L’enfermer à Druelle n’est pas la solution. Il n’est pas dangereux. »

Après en avoir délibéré, les juges ont décidé de placer sous contrôle judiciaire le père et son fils. Ils comparaîtront de nouveau lundi 3 septembre pour être jugés.

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