Sécurité routière

Aveyron : 200 motards en colère mobilisés contre le 80 km/h

  • Des fumigènes ont été tirés et banderoles revendicatives accrochées aux grilles de la préfecture.
    Des fumigènes ont été tirés et banderoles revendicatives accrochées aux grilles de la préfecture. - PIXROD
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Près de 200 usagers, en majorité des motards, se sont retrouvés pour manifester contre l’application de la limitation de vitesse à 80 km/h sur le réseau routier secondaire.

« Non seulement on ne lâchera rien, mais on appelle tous les usagers de la route à faire de même, il faut que tout le monde se mobilise contre cette ineptie. »

Pour Emmanuel Martinez, porte-parole de la FFMC 12, fédération des motards en colère, « expliquer que diminuer la vitesse de 90 à 80 km/h évitera des victimes sur les routes est de la pure démagogie.»

.«Ne rien lâcher», les motards rassemblés aujourd'hui, samedi 9 juin, à Rodez, à l’appel de la FFMC, ont démontré que ce n’était pas qu’un slogan.

Car, pour cette énième journée de mobilisation, les motards aveyronnais, ont également reçu le soutien de leurs homologues des fédérations de Toulouse, Agen, ou encore Auch. Une fois n’est pas coutume, la solidarité légendaire des motards s’est étendue aux automobilistes, également mobilisés à l’appel conjoint de la FFMC et de 40 millions d’automobilistes.

Réunis vers 13 h 30 sur le parking Saint-Éloi, à Rodez, près de 200 usagers en colère, en grande majorité en deux-roues, sont partis pour une balade revendicative sur les routes secondaires du département.

Chemin faisant ils ont recouvert trois radars (Bois du Four, Séverac-le-Château et Gages), distribué quelques tracts, avant de revenir, en fin d’après-midi, vers le chef-lieu aveyronnais et bifurquer en direction de la préfecture pour l’ultime rassemblement de la journée.

L’occasion de faire rugir les moteurs, de tirer des fumigènes et d’accrocher des banderolles revendicatives aux grilles de la préfecture. Avant de se séparer, les motards ont promis de repasser à l’action, « au-delà du 1er juillet, s’il le faut ».

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