Luc Barruet, fondateur de Solidays :"Tous ceux qui ont vu Manu Chao à Solidays, s'en rappellent"

  • Luc Barruet, fondateur du festival de Solidays Luc Barruet, fondateur du festival de Solidays
    Luc Barruet, fondateur du festival de Solidays ©Antoinebosset
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Pour les 20 ans de Solidays (22 au 24 juin), Luc Barruet, fondateur emblématique du festival, évoque les évènements qui ont marqué le festival. Entre souvenirs personnels et rencontres inoubliables, Luc Barruet revient pour Relaxnews sur les vingt ans de ce festival pas comme les autres.  

Pour les 20 ans de Solidays (22 au 24 juin), Luc Barruet, fondateur emblématique du festival, évoque les évènements qui ont marqué le festival. Entre souvenirs personnels et rencontres inoubliables, Luc Barruet revient pour Relaxnews sur les vingt ans de ce festival pas comme les autres.

 


D'un point de vue musical, vous avez constamment fait évoluer le festival en proposant les musiques du moment qui plaisent. Solidays a-t-il une identité musicale ?

D'abord on se veut toujours éclectique, on a toujours fait en sorte que les tendances musicales soient représentées, de la world en passant par l'électro ou la chanson française. On veut faire plaisir à tout le monde. On prend aussi des artistes populaires qui remplissent des salles, c'est aussi pour ça que les festivaliers prennent leurs billets. On ne peut pas faire une programmation plus spécifique, sinon on fera jamais autant de monde à Longchamp. On essaye toujours de privilégier la qualité scénique, c'est pour cela qu'à Solidays il y a de très bon concert. Je déplore que les gens achètent un billet pour une tête d'affiche, la force d'un festival c'est d'aller chiner ce que l'on ne connait pas. Il y a deux trois concerts toutes les heures à Solidays, il faut donc se laisser porter et séduire par des choses que l'on connait pas.

Quels est votre plus beau souvenir de Solidays ?

Il y a un die-in que l'on avait fait en 2004 il me semble, une année difficile où il ne faisait pas beau. On a demandé à 50.000 personnes de s'allonger dans la boue sous une pluie battante, pour simuler un cimetière humain. Là où personne ne pensait que les gens allaient s'allonger au regard des conditions climatiques, ils l'ont fait et pendant cinq minutes il y a eu un silence complet sur l'hippodrome. C'était assez dingue comme expérience, ça restera l'un de mes plus beaux souvenirs.

Quel artiste aimeriez-vous absolument avoir ?

Il y en a plusieurs, mais je pense que l'on n'y arrivera pas, c'est des trop gros groupes pour venir chez nous. Si un jour on arrive à booker U2 ça me ferait extrêmement plaisir, Bruce Springsteen aussi, quelque part c'est des militants et ce n'est pas simple vu leur statut. Dans un registre moins important, je pense qu'Arcade Fire ferait plaisir à tout le monde, notamment du côté artistique. Ça serait bien que ces gens-là sachent que l'on existe et aient envie de venir. Une part de moi veut y croire, et l'autre se dit que ça marche de moins en moins comme ça mais il faut continuer d'y croire. 

Quel artiste ne vous attendiez vous pas à avoir ?

Manu Chao. Pendant dix ans, nous lui avons couru après, puis un jour il a atterri à Longchamp. Il a fait une heure et demie de concert, c'était incroyable. D'abord parce que c'est un vrai militant c'était important pour nous qu'il puisse venir et parce que c'est un mec tellement généreux. Il nous a offert un concert franchement incroyable. Tous ceux qui ont vu Manu Chao à Solidays, s'en rappellent.

Celui ou celle qui est le plus assidu ?

Il y en a pas mal, mais je pense que les Zebda, ont été souvent là. Ces dernières années Matthieu Chedid, Skip the Use et Shaka Ponk ont été de très belles rencontres et Jain, c'est ça troisième fois à Solidays. En général les artistes qui viennent à Solidays ont envie d'y revenir. J'aime l'idée que les gens se sentent comme chez eux à Longchamp donc ce n'est pas un problème qu'ils reviennent d'année en année.

La plus belle rencontre de Solidays ?

Il y a deux ans Matthieu Ricard est venu au festival, à titre personnel, recevoir un porte-parole du Dalaï-Lama je trouvais ça assez marrant, j'ai été très impressionné par l'homme. Une personne qui dégage de l'amour, de l'empathie il n'y en a pas tant que ça. Quand on le rencontre et que l'on partage avec lui, on se rend compte de la capacité qu'il a de transmettre aux autres.

Qui met le plus l'ambiance dans les coulisses ?

Les Zebda, ils sont chez eux même à la fin de la soirée bénévole le dimanche soir à 5h du matin. On les retrouve au barbecue en train de faire des brochettes aux bénévoles. Pour vous dire, ils n'ont même plus besoin de badge. Parfois, on a le sentiment qu'ils nous invitent. (Rires)

Comment s'annonce la 20e édition?

Elle s'annonce ensoleillée, en terme de billetterie on devrait faire la meilleure ou la deuxième meilleure année. Les artistes sont attendu par les festivaliers, il va y avoir du partage pour notre vingtième anniversaire, je la sens bien cette vingtième édition.

Source : Relaxnews

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