Alexandre Geniez : « Être le plus frais possible pour la seconde partie du Tour »

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    geniez Jean-Louis Bories
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Trois ans après y avoir participé pour la dernière fois, Alexandre Geniez, le grimpeur aveyronnais d’AG2R La Mondiale, va renouer avec le Tour de France (7-29 juillet). 

Trois ans après y avoir participé pour la dernière fois, Alexandre Geniez, le grimpeur aveyronnais d’AG2R La Mondiale, va renouer avec le Tour de France (7-29 juillet), pour lequel il a été officiellement retenu, par Vincent Lavenu, manager de la formation française, et son staff ; officiellement, car l’intéressé avait eu connaissance de sa sélection dès samedi soir, moins de trois semaines après la fin du Tour d’Italie, qu’il avait achevé le 27 mai, à Rome, à la onzième place du classement général. Une sélection source de « motivation et d’envie de bien faire » chez lui.

 « De mieux en mieux »

« J’étais très content quand les DS (directeurs sportifs, NDLR) m’ont appelé, a-t-il confié, au téléphone. Je savais que ça se jouait à un coureur près étant donné que l’on était quatre pour trois places. Ce qui a fait pencher la balance est la perspective du chrono par équipes. Il fallait sept coureurs qui aillent relativement bien car les secondes qui seront perdues là seront difficiles à aller rechercher par la suite. »

Cet exercice particulier, qui servira de support à la troisième étape, le 9 juillet, autour de Cholet, avec 35,5 kilomètres au programme, constituera le seul vrai temps fort du Ruthénois au cours des neuf premiers jours de course, avant d’aborder les étapes dans les Alpes. « L’idée est de faire le chrono à fond mais, en dehors de ça, de me laisser sans trop de pression, pour que je puisse monter en puissance et être le plus frais possible pour la seconde partie du Tour », détaille celui qui, depuis une quinzaine de jours, travaille à retrouver une condition physique optimale.

« Arriver avec un maximum de fraîcheur »

« J’ai pris quelques jours de repos total après le Tour d’Italie ; ça m’a fait pas mal de bien, souligne-t-il. Je suis ensuite rentré en Aveyron et j’ai pu reprendre progressivement le vélo. ç’a été un peu bizarre au début, après dix jours sans vélo, mais les sensations sont vite revenues et je me sens de mieux en mieux chaque jour. C’est encourageant pour la suite. Il faut que je retravaille un peu l’intensité, même si je ne veux pas trop en faire pour arriver avec un maximum de fraîcheur au départ, et que j’effectue quelques sorties longues pour faire un peu de volume. »

« Il se connaît très bien »

Actuellement en stage en Haute-Loire avec les sept autres coureurs retenus (Oliver Naesen, Alexis Vuillermoz, Tony Gallopin, Romain Bardet, Pierre Latour, Axel Domont et Silvan Dillier), le vainqueur de deux étapes du Tour d’Espagne (2013 et 2016) va s’imposer quelques sorties dans les Pyrénées la semaine prochaine, avant de renouer avec la compétition lors de l’épreuve en ligne du championnat de France, le 1er juillet à Mantes-la-Jolie (Yvelines), six jours avant le départ de la Grande boucle, donné depuis Noirmoutier-en-l’Île (Vendée), où il troquera le costume de leader qu’il portait sur les routes italiennes pour celui de lieutenant de Romain Bardet, qu’il a décrit comme « très en forme, bien affûté, bien prêt », avant d’ajouter : « Il se connaît très bien, il arrive à bien planifier sa préparation. Je n’ai aucun souci pour lui, il sera prêt en temps et en heure ».

Romain Gruffaz
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