Aveyron : le département bon élève sur la qualité des eaux de baignade

  • L'Aveyron reste toujours un bon élève sur la qualité des eaux de baignade.
    L'Aveyron reste toujours un bon élève sur la qualité des eaux de baignade. PIXROD / PIXROD
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L’Agence régionale de santé (ARS) ouvre la saison des prélèvements réguliers dans les sites naturels de baignade. L’Aveyron reste, en ce domaine, un plutôt bon élève.

Voilà qu’arrive une saison où les corps chauffés par le soleil réclament une immersion bienfaitrice. Faut-il encore savoir où l’on met les pieds, et le reste.

Bonne nouvelle en Aveyron, les zones naturelles de baignade en eau douce recèlent dans leur très grande majorité, une excellente qualité de l’eau.

Le savoir est le fruit du travail mené par les autorités sanitaires au bénéfice des usagers. Sans oublier bien sûr les gestionnaires des sites, opérateurs privés ou communes, veillant tout au long de l’été au moins à ce que cette qualité ne se détériore pas. Il en va de la réussite de la saison touristique.

Mais c’est avant tout la santé publique qui anime la vigilance de l’ARS. " Une mauvaise qualité bactériologique de l’eau entraînera problèmes ORL, dermatoses, gastro-entérites, voire problèmes neurologiques liés à la prolifération de cyanobactéries...", prévient Mathilde Bousquet, responsable du pôle santé-environnement à l’antenne départementale de l’ARS. Laquelle s’appuie sur l’expertise d’Aveyron Labo, agréé pour toutes les analyses des eaux (baignade et consommation), qui réalise au préalable les prélèvements, perche en main. Trois techniciens opèrent de la mi-juin à la mi-septembre, du lundi au jeudi.

Chaque site est visité deux fois par mois. " On prélève au cœur de la zone de baignade, on relève aussi la température et on mentionne toujours l’état général de la zone ", explique Laurène Le Goff, pour Aveyron Labo.

Cet état de la zone constitue le "profil " qui permet de cibler ce qui peut poser problème. Et notamment les risques de pollution. " Il est important d’identifier les risques à l’origine de la qualité dégradée ", assure Jean-Marie Fabié, technicien de l’ARS.

Et de constater qu’au fil des années " tout va de mieux en mieux, surtout en ce qui concerne les profils de baignade. Ne pas faire que du curatif mais du préventif contribue nettement à cette amélioration de la qualité ".

 

Informations et procédures

Mesurer la présence de colonies d’entérocoques intestinaux et d’Eschérichia coli est la base de ces prélèvements. Mais le danger peut venir aussi de la prolifération des cyanobactéries, micro-algues d’eau douce, qui attisent la vigilance de l’ARS : productrices de toxines, elles peuvent représenter un danger pour la santé humaine et animale, surtout entre le printemps et l’automne. Trop de pluie, trop de chaleur, accentuent cette prolifération. Au-delà de 100 000 cellules/ml, la baignade est alors interdite par le maire de la commune.

Dans le département, c’est Aveyron Labo, agréé par le ministère de la Santé qui prélève un échantillon de l’eau et réalise son analyse bactériologique. Les résultats de ces analyses sont connus 48 heures après le prélèvement. L’ARS transmet ensuite ces résultats, avec des commentaires et des conclusions, au responsable (gestionnaire) de la baignade pour affichage au public.

En cas de résultat non conforme aux normes sanitaires, une analyse de contrôle et une enquête sur les causes de la pollution constatée sont réalisées dans les meilleurs délais. Le cas échéant, des mesures conservatoires pour protéger les baigneurs sont mises en place par l’exploitant de la baignade (en général interdiction de la baignade sur toute la zone concernée par la pollution). Ces mesures sont levées dès que la qualité de l’eau est conforme aux normes. À tout moment, on peut consulter la qualité d’une zone sur http://baignades.sante.gouv.fr

 

Zones de baignade concernées

49 zones de baignade sont recensées en Aveyron. Trois sites ont été créés en 2017 : la presqu'île de Laussac, le camping du Val de Saures (Entraygues) et un nouveau site à la Maladrerie (Millau). 41 zones ont une excellence qualité des eaux, seule une affichait en 2017 une qualité insuffisante : la Gravière à Saint-Affrique. Ces résultats sont le fruit de quatre ans de statistiques.

Christophe Cathala
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