Liquidation d'Arnal Mécanique : les salariés mettent en doute les compétences du repreneur

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    Arnal Mécanique : l’avis des salariés
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Après quarante-cinq ans d’existence, la société Arnal Mécanique Industrie a fermé ses portes début juin. Suite à l’article paru dans la presse le 21 juin concernant la liquidation de l’entreprise, l’ensemble du personnel souhaite, dans une lettre ouverte, apporter des précisions supplémentaires sur cette fermeture.

" En juin 2011, Denis Arnal, patron de l’entreprise, décide de prendre sa retraite et trouve un repreneur en la personne d’Alain Vidal. À cette époque, l’entreprise est en parfaite santé avec de nombreuses commandes et un bilan financier positif. Lors de la passation, durant une année, Denis Arnal a continué à apporter quotidiennement soutien et conseil. L’activité et la réputation du ‘’savoir-faire Arnal Mécanique Industrie’’ se maintiennent. Le savoir-faire des employés (avec vingt ans de métier pour certains et quarante ans pour d’autres) n’est plus à prouver. En juin 2012, le repreneur devient le seul décideur. La qualité des produits réalisés s’en trouve alors affectée, l’activité de l’entreprise se retrouve en chute libre jusqu’à la perte de confiance d’une partie de la clientèle. Certains d’entre eux ont quand même continué de confier des travaux à l’entreprise. Suite aux retours négatifs des clients, les salariés ont alerté à plusieurs reprises leur patron, mettant en avant le déclin de l’entreprise et sa façon de la diriger. Malgré cela, sans tenir compte des multiples avertissements, ce dernier n’a pas changé de cap. Au fil des années, le personnel comme les différents clients se sont interrogés sur la compétence du chef d’entreprise. En six ans, ce dernier a réduit à néant une entreprise que deux générations avaient réussi à construire ".

Des décisions de justice qui s’enchaînent

C’est à partir de 2015 que de nombreuses décisions de justice viendront appuyer les inquiétudes du personnel : le 8 décembre 2015, s’ouvre une procédure de sauvegarde ; le 10 novembre 2016, le dépôt de l’état de créance ; le 13 décembre 2016, la sortie du plan de sauvegarde ; le 25 mai 2018, la résolution du plan de sauvegarde et l’ouverture d’une liquidation judiciaire. " Au vu de ces mauvais résultats et malgré les conseils du tribunal de commerce de chercher un repreneur, rien n’a été fait ", confient les salariés.

Les six salariés de l’entreprise, âgés de 42 à 59 ans, devront désormais s’inscrire à l’ANPE. " Il y avait un coût salarial trop élevé. Ils ont eu des propositions d’au moins deux confrères pour se reclasser depuis la liquidation. Je fais tout pour leur trouver du travail ", se justifie de son côté le directeur de la société en liquidation judiciaire, Alain Vidal.

CLAUDE FAURE
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