Une famille d’Onet-le-Château partagée entre les Bleus et la Celeste

  • A Onet-le-Château, l’Uruguay a déjà gagné le match des supporteurs (Photo J.M.).
    A Onet-le-Château, l’Uruguay a déjà gagné le match des supporteurs (Photo J.M.).
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Les Bleus affrontent aujourd’hui l’équipe d’Uruguay en quarts de finale. La rencontre de cet après-midi aura une saveur particulière pour une famille d’Onet-le-Château, aux origines françaises et sud-américaines.

« Y a une équipe qui l’a gagnée y a pas longtemps ». « Oui mais nous, on en a gagné deux ». Dans le salon de Mirel Delgado et d’Eric Enjalbert, les piques fusent entre les deux époux.

Rien de bien méchant pour ce couple d’Onet-le-Château. Juste l’envie, et le plaisir, de se taquiner quelques heures avant le coup d’envoi du match de Coupe du monde de football opposant la France et l’Uruguay. Et pour cause !

Les enfants habillés aux couleurs de l’Uruguay

Arrivée dans l’Hexagone en 1984, Mirel n’oublie pas son pays d’origine. Et garde le cœur Céleste. « Mes racines sont là-bas, s’épanche la mère de famille. Mes parents m’ont élevé dans cette culture et inculqué le mode de vie uruguayen ». Coutumes et traditions sud-américaines ont façonné l’identité de cette jeune quadragénaire. Le football y a eu une place prépondérante. « J’ai grandi avec un père qui aimait ce sport. Je me suis à nouveau pris au jeu en regardant le match contre l’Uruguay et en visionnant les interviews de joueurs. »

Cet amour pour l’équipe d’Edinson Cavani, Luis Suarez et consorts a parcouru les générations. Les quatre enfants du couple, nés dans l’Hexagone, ont abandonné le bleu roi français pour le bleu céleste de l’Uruguay. « Ca vient peut-être du fait que nos enfants se sentent plus proches de leur maman ou qu’ils désirent en savoir plus sur leurs origines », s’interroge Mirel, qui ne peut expliquer ce ralliement à la cause sud-américaine.

Minoritaire au sein de sa propre famille, Eric, le papa, préfère en sourire. S’il accepte volontiers les multiples chambrages de sa belle-famille, le Français garde en mémoire les précédentes confrontations. « Lorsque mon beau-père était encore vivant, il me taquinait en me disant avant chaque rencontre que les Uruguayens « allaient manger le coq ». »

Ce dernier espère toutefois que Kylian Mbappé et ses coéquipiers feront le nécessaire pour calmer l’appétit de leur adversaire du jour. « En l’emportant sur le score 2 à 1 », clame-t-il. « Ce sera 2 à 1 pour l’Uruguay », rectifie son épouse. « Si les Bleus perdent, je demande le divorce », ironise Eric, sourire aux lèvres, dans une ultime provocation.

Jérémy Mouffok
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