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Tourisme en Aveyron : « On ne peut plus faire de prévision »

  • Tourisme en Aveyron : « On ne peut plus faire de prévision »
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L’Agence de développement touristique de l’Aveyron vient de dévoiler le résultat de son enquête. Entretien avec son président, Philippe Panis.

Quel sentiment vous anime avant d’entrer pleinement dans cette période de vacances ?

Ce n’est guère évident de s’avancer. L’organisation d’événements sportifs et culturels nous permet de résister, mais, tout du moins dans la région de Rodez, il n’y a plus le même élan provoqué par Soulages. Le tourisme pur est en baisse de 10 à 15 %, alors que le tourisme d’affaire se tient plutôt bien. Il faut dire aussi qu’il y a l’effet « Airbnb  » provoque une super-concurrence. Aujourd’hui, juste à Rodez, on recense 280 appartements, contre 150 il y a peu...

Êtes-vous impactés par les réservations de dernière minute ?

Complètement ! C’est terminé le temps où les familles anticipaient. Vendredi soir (date du départ du rallye du Rouergue), des gens cherchaient des chambres à 22 heures. Mais les hôtels étaient complets.

La période du 1er au 15 août reste cependant la plus profitable ?

C’est traditionnel. C’est la valeur sûre. Pour le reste du temps, en revanche, impossible de prévoir. Tout va très vite. Les gens réservent, annulent on ne sait pas pourquoi... Nous n’avons plus de vision.

Et du côté des groupes ?

Nous ne sommes pas déçus mais cela ne progresse pas non plus. Ce que nous avons constaté, c’est un élan de réservation entre août et décembre de l’année dernière, puis plus rien ou presque. Ça a chuté. Depuis janvier, on fait très peu de devis... Il y a une sorte de stand-by.

L’avant saison...

(Il coupe) Elle a été catastrophique. Surtout le mois de mai. Il y avait de jolis ponts, mais le froid et la pluie ont tout gâché. Cela s’est amélioré en dernière semaine, c’est peu. Et en juin, les gens sont restés chez eux. On les comprend. Quel intérêt d’aller s’enfermer dans une chambre d’hôtel pour ne pas se mouiller...

Quel souvenir vous laisse l’été dernier ?

Il a été court mais nous avons bien travaillé. Il y avait notamment le passage du Tour de France, qui est resté deux jours dans le département. Preuve qu’il faut préserver les événements sportifs et culturels. C’est primordial. pour le reste, à nous d’être présents, sept jours sur sept. 

Philippe Panis, président départemental des métiers de l’hôtellerie (Umih).
Philippe Panis, président départemental des métiers de l’hôtellerie (Umih). - CP

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