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« Etrange » art brut au château de Taurines

  • « étrange » art brut  au château de Taurines « Permettre à des compositeursde créer leur œuvre »
    « étrange » art brut au château de Taurines « Permettre à des compositeursde créer leur œuvre »
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Après le festin de 2016, voici l’Étrange, une exposition réunissant trois ambiances de l’art brut.

L’été, le Château de Taurines prend souvent un savoureux plaisir à surprendre ses hôtes. Ainsi, après le festin de 2016, voici l’Étrange. Une exposition réunissant trois ambiances de l’art brut. Celles du Créahm-Bruxelles, des collections du Musée des Arts Buissonniers de Saint-Sever du Moustier et de l’artiste Stan N’Doli, du Tarn. Créations brutes, réalisations contemporaines : une visite au Château de Taurine a tout lieu de marquer les esprits. D’autant que le choix de ces trois " sources " n’est pas anodin.

Le Créham-Bruxelles est un espace de création assuré par des handicapés mentaux. Depuis plus de trente ans, le Créahm-Bruxelles est devenu une véritable institution artistique, reconnue tant en Belgique qu’à l’étranger dans le domaine de l’art différencié. À Taurines, ce sont les réalisations d’une quinzaine d’artistes qui seront présentées.

Aux côtés, donc, de créations issues du Musée des Arts Buissonniers de Saint-Sever du Moustier. Un musée aussi inattendu dans ce village niché au fin fond de l’Aveyron que les œuvres qu’il présente. Pour Taurines, ce sont les créations d’une dizaine d’artistes qui seront importées, avec l’objectif de démontrer la multiplicité des visages de l’art brut et la singularité du travail de chaque artiste.

Enfin, troisième source de ce triptyque d’art brut, l’artiste Stan N’Doli. Tout seul, dans sa grange, il s’est formé aux techniques de l’encre. Un travail qui se veut des plus lumineux et qu’il aime à partager. Comme il l’a fait en juin, il proposera d’ailleurs le 12 août, une initiation à cette technique qu’il a développé.

Echange

Mais plus qu’une exposition, c’est un échange auquel invite le château de Taurines, entre le 16 juillet et le 15 septembre. Ainsi, plusieurs animations seront organisées en résonance à cette triple exposition. Le film Séraphine (avec Yolande Moreau), retraçant l’histoire de la peintre Séraphine de Senlis, femme de ménage découverte en 1912 par le collectionneur allemand Wilhelm Uhde, premier acheteur de Picasso et découvreur du Douanier Rousseau, sera projeté ce soir à 18 h à Baraqueville et le 24 août à 21 heures.

 « Permettre à des compositeurs de créer leur œuvre »

Le 20 juillet, à 20 h 30, le conservateur du musée Soulages, donnera une conférence sur Carlo Zinelli, interné en hôpital psychiatrique et qui élabora une œuvre éblouissante. Le 28 juillet, à 20 h 30, sera projeté un documentaire sur le travail réalisé au Créham-Bruxelles. Il sera suivi d’un spectacle, Moïng-Nika, avec les vocalistes Bénédicte Davin et Jean Fûrst, et d’un débat avec Françoise Dal (Directrice du Créahm-Bruxelles), Bénédicte Davin et Jean Fürst (metteurs en scène/comédiens). Autant dire que la soirée s’annonce passionnante. Puis, du 14 août au 1er septembre, à l’Espace Quincaillerie de Naucelle, sera exposé " Art brut : le monde de Margot ".

Le 31 août à 18 heures, à Naucelle, Bruno Decharme, collectionneur d’Art Brut, créateur de la galerie ABCD Art Brut à Paris et aussi cinéaste proposera la projection du film " Rouge Ciel " retraçant ces créateurs hors normes, ces visionnaires qui embrasent les esprits et chahutent les structures de pensées. Le 8 septembre, à 20 h 30, au Château de Taurines, le documentaire, " André et les Martiens ", sera le support d’une conférence-débat avec Philippe Lespinasse. Enfin, le 15 septembre à 20 h 30, la pianiste Anne Fabry proposera un concert autour des tableaux de l’exposition. C’est peu de dire que l’art brut sera dans tous ses états, au château de Taurines, cet été.

JDM
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