L’art du roman de Nathalie Bauer

  • Grâce à la complicité de son ami Philippe Arnal - c’est lui qui avait les clés du paradis -, Nathalie Bauer a choisi le clocher de la cathédrale de Rodez pour prendre la pose.  Ce n’est certes pas là que la Ruthénoise écrit ses romans (cinq ont déjà été publiés) mais ce lieu, qu’elle affectionne tout particulièrement, lui permet de prendre  de la hauteur  et peut être également une source d’inspiration.   Rui Dos Santos
    Grâce à la complicité de son ami Philippe Arnal - c’est lui qui avait les clés du paradis -, Nathalie Bauer a choisi le clocher de la cathédrale de Rodez pour prendre la pose. Ce n’est certes pas là que la Ruthénoise écrit ses romans (cinq ont déjà été publiés) mais ce lieu, qu’elle affectionne tout particulièrement, lui permet de prendre de la hauteur et peut être également une source d’inspiration. Rui Dos Santos
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Si elle est née à Paris, Nathalie Bauer a passé toutes ses vacances dans le chef-lieu aveyronnais. Rencontre avec la traductrice et romancière, de passage à Rodez. 

Dès que j’arrivais à Rodez, je demandais à ma grand-mère maternelle Henriette de jouer “La marche turque” de Mozart au piano et je filais ensuite à la librairie Carrère pour me promener dans les livres ". C’était son rituel. Si elle est née à Paris, Nathalie Bauer a passé toutes ses vacances dans le chef-lieu aveyronnais. Et elle y avait donc ses habitudes.

Après un doctorat d’histoire médiévale décroché à la Sorbonne, celle qui a soufflé ses 55 bougies voilà quelques jours a " très vite bifurqué ". Faisant " une croix définitive " sur l’enseignement vers lequel elle s’orientait, c’est en autodidacte qu’elle a appris l’italien pour entrer dans l’édition en tant que lectrice.

Tombée amoureuse de la culture et de la littérature transalpines, elle a pris ses quartiers à Modène. " J’étais quelqu’un de très solitaire et la traduction était un travail qui me correspondait davantage que l’université, assure-t-elle. J’ai eu un poste d’assistante mais, quand je suis entrée dans l’amphithéâtre, j’ai été prise d’une crise d’angoisse et je me suis dit “Ce n’est pas (pour) moi !” ".

" Un travail d’introspection "

Toujours traductrice de métier, de romans et beaucoup moins d’essais, de l’italien vers le français, Nathalie Bauer s’est mise à l’écriture à l’âge de 11 ans, avec un souci très fort de la langue, et a sorti son premier livre, Zena, en 2000. Après Le feu, la vie en 2007, elle a enchaîné ce qu’elle a baptisé la trilogie du passé : Des garçons d’avenir en 2011, Les indomptées en 2014 et Les complicités involontaires en 2017.

" Ils sont indépendants. Il y a juste un personnage qui revient, qui fait le lien ", explique-t-elle. Et d’insister : " Je n’écris pas pour être célèbre, ni pour avoir du succès ou le statut d’écrivain. Pour moi, l’écriture, c’est faire aboutir des choses de l’inconscient ".

Nathalie Bauer écrit le matin, sur son ordinateur " car j’efface beaucoup " et elle prend son temps... Cinq heures pour une page ! Avec un travail d’introspection. Elle a d’ailleurs entamé une psychanalyse il y a quatre ans à la mort de son père : " J’ai enquêté pour savoir qui était ma famille paternelle car je ne possédais en tout et pour tout que deux feuillets ". Ces pièces à conviction ont donné vie aux Complicités involontaires. Et quand elle n’écrit pas, elle lit : William Faulkner, Joseph Conrad, Marcel Proust, Léon Tolstoï ou encore Claude Simon...

L’art du roman de Nathalie Bauer
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