Histoire

À la recherche de l’identité d’un jeune combattant mort pour la France

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Dans son travail de mémoire et de recherche sur les maquis aveyronnais, Vincent Besombes, président du comité de Rodez du Souvenir français, lance un appel à témoins pour remettre un nom sur un visage et le faire sortir de l’oubli. "On vient de me donner un petit cadre, récemment retrouvé aux puces de Montpellier, dans lequel on peut voir la photo d’un jeune homme qui a été honorée d’un ruban tricolore ainsi que la photo de l’ancien monument commémorant les morts du 6 août 1944, près de Bonnecombe, ce monument a été déplacé et refait entièrement à neuf ", raconte Vincent Besombes.

La façon d’honorer cette photo par un ruban tricolore est normalement réservée à des hommes ou des femmes mortes pour la France. "Je pense que ce jeune homme fait partie de la liste des cinq morts du monument de Bonnecombe. Il ne peut s’agir d’Henri Thoumas, ingénieur des ponts et chaussées puisque son visage est connu et ne lui ressemble pas du tout", poursuit-il.

Le 6 août 1944, une colonne allemande de la 11e Panzer Division basée dans le Tarn, effectua une incursion dans l’Aveyron entre les vallées du Tarn et du Viaur jusqu’à La Primaube, dans le but de faire la chasse aux partisans. Le maquis de la Selve (ORA) les accrocha à deux reprises, au Moulin de Clary (sept résistants tués) et près de l’abbaye de Bonnecombe sur la route départementale 602 (trois résistants tués). Les Allemands procédèrent à des destructions et à des prises d’otages dont certains furent libérés.

Qui est donc ce combattant mort pour la France ?
Qui est donc ce combattant mort pour la France ? - Repro CP

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