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Gilbert Bastide : « Je compte sur les Aveyronnais pour m’aider »

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C’est une fabrique de bons souvenirs qui est partie en fumée. Pour la faire revivre, il faudra se serrer les coudes.

4 heures du matin. À l’écart du brasier mais les yeux rivés sur ce dernier, un proche de la famille Bastide lâche à mi-voix : « ça y est, c’est le bureau de Gilbert qui est attaqué par les flammes. Quand je pense à toutes ces photos qu’il conservait, des personnalités, des amis... Tous ces souvenirs, envolés ».

Des souvenirs qui partent en fumée et chargent l’air de l’agglomération tout au long de la journée. Des souvenirs, ici, au Bowling, des milliers de gens ont chacun les leurs, copains, jeunes en goguette, retraités attablés, associations...

On est venu y débattre et surtout aussi faire la fête, pour une élection quelle que soit la couleur politique, pour un mariage ou une réussite aux examens, tout simplement pour se sentir bien... «On a donné du bonheur aux gens pendant trente ans et maintenant, voilà, c’est fini », souffle Daniel Bastide, frère de Gilbert.

« Depuis quelque temps, il faut bien reconnaître que l’on déguste ! »

Gilbert justement, de retour précipité d’Espagne où il comptait prendre quelques jours de vacances. « C’est fini ? Pour moi peut-être. Mais mes enfants sont costauds, ils tiennent le choc », confie le patriarche. Les larmes lui viennent aux yeux : « C’est 40 ans d’une vie qui partent en fumée, c’est très dur...  Alors, pour rebondir, il faut savoir tenir le coup. Et depuis quelque temps, il faut bien reconnaître que l’on déguste ! ».

Gilbert Bastide n’ignore pas le capital de sympathie et d’affection que suscite auprès des Aveyronnais et de sa fidèle clientèle, son établissement depuis si longtemps. « D’ailleurs, tiens, dites le bien : je compte sur les Aveyronnais pour m’aider à rebondir. Je suis sûr qu’ils sauront être au rendez-vous ». De la solidarité, sous toutes ses formes, il en était beaucoup question hier aux abords du Bowling.

Et beaucoup question aussi de l’origine du sinistre porté, peut-être une fois encore, par une main malveillante. C’est presque devenu une habitude... «L’enquête le dira, je n’en sais rien, poursuit Gilbert. Mais tout cela reste incompréhensible. Je n’ai jamais reçu de menaces. Et si j’en avais reçues, croyez-vous que je serai parti dimanche matin pour cinq jours de vacances en Espagne ? ». Ne jamais fuir les problèmes est une marque de fabrique chez les Bastide.
 

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