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Devoir de vacances : s’y mettre… ou pas

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Votre petit est en vacances depuis maintenant 1 mois et le cahier de devoirs n’est toujours pas commencé ? Comment lui proposer de travailler sans créer de tensions ?

Restez positifs

Rien ne sert d’aller à l’encontre totale de votre enfant s’il refuse de travailler, forcer les choses en s’acharnant se révèle rarement productif. Notamment s’il n’a pas spécialement passé une bonne année scolaire. Comme le rappelle Fabienne Ramond dans l’ouvrage « Comprendre et aider les enfants en difficulté », l’élève en conflit avec l’école peut sembler « imperméable au savoir » : rejetant l’aide qu’on tente de lui apporter, il cherche autant qu’il le peut à fuir le scolaire ».

Mieux vaut ne pas être négatif avec lui, une attitude qui lui renverrait ces mauvais résultats ou ses difficultés à se concentrer. Privilégiez les discussions posées en lui expliquant que pendant que vous faites votre travail d’adulte (le ménage, la cuisine…), il peut faire son travail à lui. Dites-lui que dans 30 minutes (rien ne sert de faire de trop longues sessions), vous vous retrouverez tous ensemble pour aller à la plage, faire un jeu en famille ou autre. Bref, vous l’aurez compris, fixez un objectif, une récompense en ligne de mire s’il est un peu réfractaire.

En évitant la colère, vous ne le plomberez pas, vous diminuerez aussi en lui le sentiment d’exclusion qu’il a sûrement dû éprouver pendant l’année. Et vous vous sentirez aussi plus légers, ce sont les vacances pour tout le monde !

S’il n’est pas contre les séances de cahier de vacances, n’exigez pas pour autant la perfection. L’idée est de stimuler la mémoire et l’esprit de déduction pour ne pas que votre petit arrive désemparé à l’école.

Pour autant, « ces devoirs supplémentaires ne peuvent pas compenser à eux seuls le retard d’un élève. Les parents espèrent souvent profiter de l’été pour combler les lacunes de leur enfant ». Or « il faut vraiment conserver un esprit de détente ou faire appel à un tiers pour ne pas écoeurer les enfants ». Et ce quel que soit le niveau scolaire de l’enfant.

Ne rien faire ?

Autre point, sachez que les moments de lâcher prise voire d’ennui bénéficient à l’enfant. Comme le rappellent les spécialistes du site Naître et Grandir, « l’ennui est mal vu : ne pas savoir quoi faire, c’est perdre son temps. De plus, beaucoup d’enfants, même très jeunes, ont un agenda chargé de cours et d’activités. Ils ont alors peu de temps libre pour apprendre à s’organiser et décider de ce qu’ils veulent faire. Ils peuvent ainsi être démunis lorsqu’ils ont du temps libre. »

En lui laissant de l’espace et du temps, vous donnez à votre enfant « un tremplin pour son imagination. Un petit n’a pas besoin de meubler les vides tant sa petite tête foisonne d’un univers chatoyant, vivant. A travers la rêverie qui constitue un pont entre le monde et sa réalité, il devient créatif », détaille Christine Laouénan, auteur de « La Santé de mon enfant 6-11 ans ».

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Source : Destination Santé

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