Justice

Rodez : un an de prison ferme pour avoir insulté et menacé des policiers

  • Prison ferme après un énième dérapage vendredi dernier.
    Prison ferme après un énième dérapage vendredi dernier. Archives Centre Presse Aveyron - Archives Centre Presse Aveyron
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Le prévenu avait déjà été condamné par le passé pour des faits similaires.

Avec 43 mentions à son casier judiciaire, voilà un habitué des prétoires qui comparaissait ce mardi 31 juillet au tribunal correctionnel. Depuis de nombreuses années, ce quadragénaire ruthénois s’est rendu coupable d’outrages et de rébellion, de menaces, voire de coups, surtout envers les forces de l’ordre.

Au fil de ses mises à l’épreuve, il a pu « évoluer favorablement », son avocate Me Gosset l’a souligné, le procureur Olivier Naboulet en a convenu. Mais vendredi soir à Rodez, les vieux démons ont resurgi, et les bouteilles sont sorties du placard. Les vigiles du spectacle Palace place Foch appellent la police car un groupe d’individus fait beaucoup de bruit, gênant le public.

« Ca suffit ! »

La police intervient, le groupe se disperse, sauf ce personnage fortement alcoolisé qui s’en prend à nouveau aux policiers : violences verbales à connotations sexuelles (sodomie), insultes à tout rompre, refus de se laisser passer les menottes et, surtout, menaces de mort sur les policiers et leurs familles. Là, cela ne passe plus, disent les deux brigadiers qui se portent partie civile.

« De l’inacceptable » reprend le procureur Naboulet pour qui « ça suffit, cette fois doit être la dernière, je suis sûr qu’il peut le comprendre. » Et de requérir la révocation de la moitié d’un sursis de 20 mois et 12 mois de prison.

Me Gosset demande au tribunal de « comprendre qu’il a vraiment évolué, qu’il a commencé à travailler », et plaide pour qu’« il ne subisse pas la mort sociale. »

De son côté, le prévenu qui ne se souvient pas de tout dans cette soirée, assure que « c’est sûrement vrai ». Et qu’il n’est « pas très fier », car il était parvenu, au fil des cures à se « canaliser », mais que ce soir-là « alcoolisé à outrance », il a « complément dérapé ». Il présente ses excuses et ses regrets aux policiers.

Le tribunal, présidé par Sylvie Rouanne adoucira les réquisitions : huit mois de prison plus quatre mois de révocation du sursis, et le maintien en détention provisoire. « On tient compte de vos efforts, mais à un tel point de condamnations, on n’a plus rien à vous proposer, vous ne faites rien pour nous dire que vous avez compris », lui lancera la présidente en conclusion.

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