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Amicalisme. Une vraie fête de famille pour les Aveyronnais

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Aveyronnais d’ici et d’ailleurs, ils étaient près de 150 hier à Villefranche-de-Panat pour cultiver leur fidélité au pays à travers a traditionnelle journée d’été de retrouvailles.

Certes le temps était bien gris - pluvieux même parfois - sur le Lévezou jeudi et Villefranche-de-Panat n’a pas fait exception à la règle. Mais il faut plus que quelques gouttes pour décourager l’élan des Aveyronnais expatriés à Paris ou ailleurs, toujours aussi fidèles à célébrer leurs racines et leurs valeurs.

Cette traditionnelle journée d’été s’impose ainsi comme une communion partagée avec celles et ceux qui sont restés au pays. L’objectif de la Fédération nationale des amicales aveyronnaises (FNA 12) a été une fois de plus atteint avec la présence de nombreux membres des 67 amicales qu’elle rassemble, et de nombreuses personnalités locales, autour de bonnes tables conviviales midi et soir entre lesquelles s’est inséré tout un programme d’animations.

Le rayonnement de Villefranche-de-Panat

Et les trois coprésidents de la FN 12, Frédéric Lavernhe, Pierre Vincens et Robert Moiroux ont eu raison de faire confiance à l’amicale de Villefranche-de-Panat et son président, Pierre Loubière. « La commune change, les animations s’y succèdent et le bénévolat y est extraordinaire. De nombreux projets voient le jour, on participe de mieux en mieux à l’attractivité du territoire et cela fait plaisir à voir de pouvoir compter sur des gens de valeur, motivés. Alors autant le faire savoir ! », plaide Jean Fabre de Morlhon, président d’honneur de l’amicale.

C’est ainsi que les bords du lac ont été choisis hier, comme port d’attache à de nombreuses destinations de découverte, balades jusqu’aux Raspes, Maison de la châtaigne d’Ayssènes, vol en hydro ULM (une exclusivité de Villefranche-de-Panat) visites « sportives » comme l’ascension de la tour de Peyrebrune ou guidées (notamment la centrale d’Alrance avec la complicité d’EDF), vidéos et expos sur le développement du territoire...

Des approches différentes selon les générations 

Pour tous les goûts, et pour toutes les générations. L’amicalisme n’est pas réservé aux « anciens », même si les jeunes se font parfois désirer. « Il faut encourager ceux qui vont prendre la suite, confie Roger Malaret, qui fut longtemps un membre éminent de la fédération et qui présida l’amicale d’Espalion. Dans les années 70-80, on a compté jusqu’à 760 adhérents à l’amicale d’Espalion. Ce n’est plus le cas aujourd’hui ! Ma génération celle d’après-guerre, a gardé le souvenir du pays, que l’on a quitté jeunes. Les jeunes de maintenant sont très bien, mais ils n’ont pas cette fibre...»


«On est rentré dedans quand on était petit, ce qui fait que l’on a envie de se retrouver entre Aveyronnais d’origine, lui répond Alix, 25 ans. Mais nous avons tellement d’autres occasions de le faire... Quand on est en vacances au “pays”, on prend l’habitude de venir à la journée d’été. Maintenant, à mon âge, j’ai plaisir de parler avec tous les gens que je reconnais. Mais cela n’a pas toujours été le cas auparavant ».

Alors, la relève est-elle assurée ?  Président depuis dix ans des Rabalaïres (jeunes Aveyronnais de Paris), Julien Puech essaie de convaincre les nouvelles générations de se retrouver pour partager cette commune identité. Et partager surtout « la dizaine d’événements que l’on organise chaque année, tournois, concours, Nuit du Rouergue... Tout cela pour les jeunes. L’Oustal se révèle être un vivier moins important qu’à une époque. Les temps changent...»

Et imposent sûrement de nourrir de nouveaux projets pour la fédération. Les trois coprésidents s’y emploient. « Nous travaillons à impulser une nouvelle dynamique, toujours au bénéfice de toutes les générations », glisse Frédéric Lavernhe. Quelle que soit l’époque, l’amicalisme garde résolument de beaux jours devant lui.

 

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