L’identité d’un combattant mort pour la France enfin révélée

  • Vincent Besombes (à droite) pose à côté de Raymond Séguret qui a reconnu le jeune homme.
    Vincent Besombes (à droite) pose à côté de Raymond Séguret qui a reconnu le jeune homme.
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L’appel à témoins lancé par Vincent Besombes, président du comité de Rodez du Souvenir Français, a permis de mettre un nom sur un cliché retrouvé par hasard dans un marché aux puces de Montpellier.

Le 23 juillet dernier, nous lancions un appel à témoins pour retrouver l’identité d’un jeune combattant mort pour la France. Une photographie de ce jeune homme avait été exhumée par Vincent Besombes, président du comité de Rodez du Souvenir Français, dans un marché aux puces de Montpellier. On y voit un homme, visiblement jeune, poser devant une maison. Un ruban tricolore barre le haut du cliché. Une distinction habituelle réservée aux hommes et femmes morts pour la France. Avec cette photo se trouvait un autre cliché : celui de l’ancien monument aux morts commémorant les victimes du 6 août 1944, près de Bonnecombe.

Plusieurs jours après la publication de cet article, Raymond Séguret croit reconnaître l’homme pris en photo. Raymond Séguret, un agriculteur à la retraite, est né en 1931dans la maison devant laquelle pose Jean Rouvier, le jeune homme dont le cliché a été exhumé d’un marché aux puces de Montpellier.

En 1944, Raymond Séguret avait 13 ans. Il vivait avec sa mère et sa tante. Son père était prisonnier de guerre en Allemagne.

Il se souvient que, durant l’été 1944, un sous-officier de l’ex-armée belge en débâcle qui était caché chez un voisin demanda à la mère de Raymond d’héberger secrètement un jeune résistant du nom de Jean Rouvier, né en 1923 à Fabrègues près de Montpellier (ce qui explique que le cadre est été trouvé aux puces de Montpellier).

L’unique chose dont se souvient Raymond Séguret à propos de Jean Rouvier " est qu’il lui a fait pleins de tours de magie en plein champs un jour où il gardait des vaches. ", raconte Vincent Besombes après avoir rencontré ce témoin précieux. Il est resté caché plusieurs semaines dans leur maison avant de rejoindre le maquis de la Selve (futur maquis de Durenque) quelques jours avant sa mort à Bonnecombe, le 6 août 1944.

Quelques mois après la libération du département, le père, la mère et la sœur de Jean Rouvier sont venus à Tayac pour remercier la famille Séguret d’avoir hébergé leur fils disparu.

Raymond Séguret se souvient " que les parents de Jean ont insisté sur le fait qu’il était très fier que leur fils soit mort en tant que Résistant pour une belle cause ", conclut Vincent Besombes.

Philippe Henry
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