Aveyron : 11 000 fusils sont braqués sur les sangliers ce 15 août

  • Aujourd’hui, 11 000 fusils seront braqués sur les sangliers
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Selon les endroits du département, il sera plus ou moins chassé d’ici le 9 septembre et l’ouverture générale.

Près de treize mille cinq cents sangliers ont été abattus l’an passé en Aveyron. Près de onze mille l’année d’avant. Sans pour autant que cela régule, voire fasse baisser la population de ce gibier. Et les dégâts qui vont avec. Ces derniers jours, la fédération départementale de chasse, qui compte près de onze mille adhérents, multiplie les réunions dans chacune des vingt-deux unités de gestions du département. Point majeur de l’ordre du jour : décider avec les représentants des agriculteurs et les chasseurs des dates d’ouverture et de fermeture de la chasse au sanglier.

" Si l’ouverture générale de la chasse est prévue, comme tous les ans, le deuxième week-end de septembre, celle du sanglier peut se faire à partir du 15 août d’une manière anticipée ", commente le directeur de la fédération de chasse, Nicolas Cayssiols. Une manière de souligner l’importance accrue de ce gibier dans le département. Et notamment dans les zones frontalières du département en raison de la topographie des lieux.

" Mais toutes les unités ne vont pas décider du même rythme de chasse. Certaines vont décider d’organiser quatre battues entre le 15 août et le 9 septembre, d’autres vont opter pour quatre battues par semaine ", explique Nicolas Cayssiols.

Chasser pour " limiter les dégâts " des sangliers

Plusieurs données sont toutefois prises en compte, outre la présence du gibier. Et notamment l’attrait touristique de la région. " Pas question d’organiser une battue et empêcher les vététistes ou les randonneurs qui sont en vacances en train de s’adonner à leurs activités ", lance le directeur. En revanche, après le 9 septembre, l’activité battra son plein. " Concernant l’espèce, tous les voyants sont au vert. En effet, les effectifs sont nombreux et semblent en progression. Aussi, il importe donc de chasser pour limiter les dégâts que le sanglier est susceptible d’occasionner aux cultures et aux parcelles agricoles ", résume Nicolas Cayssiols.

" Si nous n’y prêtons pas rapidement attention nous allons atteindre nous aussi un seuil intolérable ", avait lancé le président de la fédération départementale de chasse, Jean-Pierre Authier. " Le temps n’est plus à l’hésitation. Il y a du sanglier en abondance, prélevons ! La sécurité doit être une préoccupation majeure. "

Les sangliers sont avertis : ils ont près de onze mille fusils braqués sur eux.

Philippe Routhe
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