Ouverture de la chasse : « La sécurité est toujours notre priorité »

  • J.-P. Authier : « La sécurité  est toujours notre priorité » Le nombre de sangliers  tués est en hausse
    J.-P. Authier : « La sécurité est toujours notre priorité » Le nombre de sangliers tués est en hausse
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Dimanche 9 septembre, plus de 11 500 chasseurs sont invités pour l’ouverture officielle de la saison. L’occasion pour le président de la fédération départementale, Jean-Pierre Authier, de revenir sur les différentes préoccupations des chasseurs. Entretien.

À une semaine de l’ouverture officielle, dimanche 9 septembre, dès 7 heures, les chasseurs sont sous le feu des projecteurs médiatiques. La démission de Nicolas Hulot, de son poste de ministre de la Transition écologique, a porté sur le devant de la scène les relations avec le gouvernement et les représentants des chasseurs. En Aveyron, la rentrée se fera loin de cette agitation.

Que représente la diminution du prix du permis de chasse national qui passe de 400 à 200 € ? Peut-elle bénéficier à la fédération départementale ?

Il est vrai que le coût du permis de chasse national était très élevé. Il permet à ceux qui en bénéficient, de chasser en dehors de leur propre département, sur l’ensemble du territoire français. Cela concernait environ 10 % des chasseurs français sur les 1,2 million d’adhérents. Sans doute, grâce à cette mesure, seront-ils plus nombreux à en profiter pour aller chasser en Ariège par exemple, ou ailleurs. Je ne crois toutefois pas que cela va entraîner une hausse significative du nombre de permis étant donné que cela concerne au final peu de chasseurs. Mais, malgré cela, la baisse du nombre de permis est enrayée. En 2018, 11 628 permis ont été enregistrés contre 11 842 lors de la campagne précédente.

L’Aveyron est-il concerné par " la gestion adaptative " où le nombre d’espèces sera plus important ?

Non, ce sont essentiellement les départements côtiers qui seront concernés par cette mesure.

Quelle va être la priorité de cette saison de chasse ?

Le sanglier sera encore au centre de nos préoccupations (lire ci-contre). Pour faire diminuer le nombre de sangliers, il n’y a pas trente-six solutions : il faut chasser. Nous devons mettre l’accent en particulier sur cet aspect. Nous devons atteindre un équilibre et nous sommes capables de le réaliser. Dans l’idéal, la population de sangliers devrait s’établir à 10 000.

L’espèce prolifère-t-elle toujours dans notre département ?

Auparavant, les populations importantes de sangliers se cantonnaient à des zones du Sud-Aveyron. Désormais, ils évoluent dans bien d’autres endroits du département : dans les vallées du Dourdou, du Lot et de la Truyère, dans le Bassin decazevillois. Le sanglier est un opportuniste, il va là où se trouve de la nourriture et se rapproche donc des villes.

La dernière assemblée générale de la fédération départementale a été marquée par les questions de sécurité, en particulier après l’accident de chasse qui a coûté la vie à une septuagénaire à Taussac.

Les questions de sécurité sont encore et toujours notre priorité. Les formations pour les chefs de battues ont été profondément remaniées, avec une partie pratique qui a été rajoutée. Alors qu’il y a des années les formations s’étalaient sur quelques heures, aujourd’hui elles se font tout au long de l’année.

Plus de 10 000 sangliers tués

L’an dernier, 13 500 sangliers ont été tués contre 10 950 en 2016. Déjà, lors de la précédente assemblée générale, Jean-Pierre Authier avait prévenu : " Si nous n’y prêtons pas rapidement attention, nous allons nous aussi atteindre un seuil intolérable. "

Christiane Lambert, présidente de la FNSEA, avait lancé, jeudi, sur les ondes de Radio Classique : " Je veux plus de chasseurs, moins de sangliers, moins de dégâts ", estimant à 30 millions d’euros le montant des indemnisations versées chaque année aux agriculteurs pour compenser les dégâts.

Centre Presse Aveyron
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