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A Montpellier, le festival Arabesques met les diasporas arabes à l'honneur

  • Le Festival Arabesques 2018
    Le Festival Arabesques 2018 - Courtesy of Festival Arabesques
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(AFP) - Né dans le quartier populaire de la Paillade à Montpellier, le festival Arabesques, rendez-vous dédié aux arts du monde arabe et au dialogue entre les cultures, consacre jusqu'au 23 septembre sa 13e édition aux diasporas.

(AFP) - Né dans le quartier populaire de la Paillade à Montpellier, le festival Arabesques, rendez-vous dédié aux arts du monde arabe et au dialogue entre les cultures, consacre jusqu'au 23 septembre sa 13e édition aux diasporas.


La programmation embrasse plusieurs disciplines artistiques - musique, théâtre, conte, cinéma, danse, calligraphie - et fait dialoguer tradition et modernité.

Parmi les grands rendez-vous de cette édition décalée du printemps à l'automne, figure un concert hommage les 13 et 14 septembre à l'Opéra Comédie de Montpellier de l'Orchestre de l'Opéra du Caire aux plus belles voix masculines égyptiennes du XXe siècle: Farid El Atrache, Mohammed Abdel Wahab et Abdel Halim Hafez.

Le 23 septembre auront aussi lieu un grand bal chaâbi et un hommage au poète palestinien Mahmoud Darwich, disparu il y a dix ans.

Arabesques recevra également des artistes confirmés comme le compositeur et maître du Oud Dhafer Youssef, la chanteuse algérienne Souad Massi ou le trio palestinien Joubran.

Le festival permet également de découvrir la nouvelle scène des musiques arabes avec Adil Smaali et Stéphane Puech, Missy Ness, première représentante féminine du deejaying en Tunisie ou encore le percussionniste, DJ et producteur jordanien Shadi Khries.

Une table ronde sur l'exil et la création fera écho au thème 2018 des diasporas.

Soutenu par la ville et la Métropole de Montpellier, le département de l'Hérault, la région Occitanie mais aussi l'Institut du Monde Arabe (IMA), Arabesques vise depuis 2006 à tisser des liens entre les générations et entre les catégories sociales, toutes origines confondues.

Depuis douze ans, le festival a été "l'occasion de confirmer la diversité et la richesse des arts du monde arabe ainsi que leur contribution au façonnage du paysage culturel de notre pays", soulignent Fadelha Benammar Koly et Habib Dechraoui, présidente et directeur de l'association Uni'sons, qui porte le festival.

"Parce qu'elle facilite les échanges interculturels entre les nations et la compréhension mutuelle, la double appartenance des diasporas est une richesse, dans laquelle nous devrions davantage puiser", notamment pour "dépasser les peurs et les amalgames", ajoutent-ils.

Source : Relaxnews

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