Stade Rodez Aveyron

Rugby : quel est l'investisseur étranger tant attendu pour sauver Rodez ?

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Selon nos informations, le sponsor qui pourrait venir sauver le club de rugby de Rodez de sa situation financière très délicate serait une multinationale opérant à l’international, notamment dans l’océan Indien. 200 000 € sont ainsi attendus à Rodez dans les prochaines semaines, alors que ce même partenaire s’engagerait ensuite pour plusieurs saisons à hauteur de 500 000 € par exercice. Le président du club Jean-Paul Barriac n’a pas souhaité commenter l’information.

Des semaines, des mois même que cela dure. Le Stade Rodez Aveyron attend impatiemment les fonds de son nouveau partenaire privé qui doivent lui permettre de se tirer d’une situation financière très délicate, en même temps que lui apporter des garanties pour retrouver de l’ambition sportive à moyen terme. Déjà en fin de saison dernière, le président du club Jean-Paul Barriac n’en faisait pas mystère : son club ne pourrait boucler sereinement l’exercice en cours sans 200 000 € promis par un nouveau sponsor, sans toutefois pouvoir dévoiler l’identité de celui-ci à sa demande. Une longue attente qui dure toujours et fait dire à certains que ce mécène pourrait en fait ne pas exister. Tout simplement.

Une AG au plus tard en octobre

Sur le marché des transferts cet été, le SRA en a d’ailleurs souffert, croit-on savoir. Et sa cure d’amincissement n’y est pas étrangère. Les émoluments des joueurs (mais pas que) étant évidemment impactés par des comptes qui seront à flots seulement dès lors que ces fonds seront en possession du comptable ruthénois. « Cette fois, j’ai très bon espoir que l’on touche cet argent très prochainement », nous a indiqué Jean-Paul Barriac, la semaine dernière, alors que l’AG, qui va donc valider l’exercice 2017-2018 (avec ces 200 000 € donc), doit absolument se tenir avant fin octobre. L’attente prendra ainsi fin très bientôt, il en va très certainement de la survie du club. Dans sa composition actuelle en tout cas.


Madagascar et les îles Mascareignes

En revanche, le président sang et or n’a pas souhaité réagir à nos informations concernant l’identité de ce fameux « sauveur ». Il s’agirait ainsi d’une grande entreprise française, basée en région Auvergne-Rhône-Alpes. Néanmoins, selon les confidences présidentielles de fin de saison, ce sponsoring « est tout nouveau dans sa philosophie. C’est une première, au moins en Aveyron. Et il ne concurrencera pas les entreprises aveyronnaises ».

En réalité, la généreuse multinationale ne viendrait pas par hasard dans le rugby français et à Rodez. Elle aurait obtenu un important marché dans l’océan Indien.


Échanges

Marché comprenant des clauses bien spécifiques à honorer. Ainsi, les fonds proviendraient de Madagascar et/ou des îles Mascareignes (Réunion, Maurice, Rodrigues), terres en développement où le rugby est en plein essor. Ces établissements publics seraient ainsi très attachés à ce que les bâtisseurs français renvoient l’ascenseur via notamment des coopérations et des échanges humains entre la France du rugby et eux.

Effectivement, si l’affaire se concluait dans les prochains jours, cela serait une première dans le département. Et visiblement pas un « one shot » puisque, après les 200 000 premiers euros, viendraient des enveloppes à hauteur de 500 000€ par an pendant plusieurs saisons. De quoi changer significativement le quotidien d’un club qui devrait alors évoluer, notamment dans sa constitution administrative.

Il n’en est pas encore à ce stade. Pour l’heure, il patiente toujours. En croyant dur comme fer en cette issue. Les jours qui arrivent diront s’il a eu raison.

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