Fédérale 1

Rugby, Rodez : "Reculer d’un pas pour mieux avancer"

  • Le capitaine ruthénois Mathieu Roca, ici face à Nîmes (27-27) lors du précédent match.
    Le capitaine ruthénois Mathieu Roca, ici face à Nîmes (27-27) lors du précédent match. JLB - JLB
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Le capitaine et N°7 ruthénois, Mathieu Roca, analyse le lourd revers encaissé samedi soir à Romans, 46-5. Au-delà du score, certaines choses ont plu à celui qui sait bien que le club n’a plus les moyens de rivaliser avec son adversaire du soir. Enfin pour l’instant, car les choses pourraient changer.

Qu’est ce qu’on peut retenir de ce genre de match là, à sens unique ou presque ?

On s’attendait forcément à une grosse opposition là-bas. On voulait se jauger, savoir où on se situait par rapport à des formations comme celle-là, très éloignée de la nôtre, avec une structure professionnelle, sans joueurs pluri-actifs comme chez nous... Et force est de constater qu’il nous reste du travail. Mais il y a des choses positives malgré tout : l’état d’esprit, l’envie de ne pas lâcher, de s’accrocher. Des valeurs présentes malgré un score lourd.

Justement, avant cette rencontre à Romans, vous évoquiez dans ces mêmes colonnes « un maillot à porter, une histoire du club à défendre et un match à ne pas lâcher ». Vous avez donc été satisfait en ce sens ?

Oui. Dans l’état d’esprit et l’engagement, je sais qu’on va pouvoir compter les uns sur les autres cette année. Dans des matches comme ceux-là, lors desquels on sait qu’on va souffrir ensemble, il y a quand même eu l’envie de s’accrocher. De plaquer, de défendre le maillot.

Votre club a été contraint de réduire la voilure cet été par manque de moyens immédiatement à disposition. Vous les anciens qui êtes restés, vous avez aussi accepté certaines choses à la baisse. Quand on est sportif de haut niveau, n’est-ce pas frustrant de voir qu’on ne peut du coup plus rivaliser lors de matches comme celui de samedi soir face aux Drômois ?

À partir du moment où on a accepté de réduire la voilure, nous les anciens joueurs, forcément on joue avec. Ensuite, si c’est pour aider le club, reculer d’un pas pour mieux avancer, on accepte bien évidemment... Je ne peux pas répondre davantage, mais peut-être que par la suite, il y a de bonnes nouvelles qui vont nous arriver.

Justement. La venue annoncée mais qui tarde de ce sponsor privé basé en région Rhône-Alpes et disposant de fonds étrangers, n’est-ce pas déstabilisant pour vous. Comment gère-t-on ce flou quand on est joueur au SRA ?

C’est une bonne question (...) Forcément, on est dans l’attente de voir ce qu’il va se passer. Mais nous, les joueurs, il faut qu’on reste... (il hésite) On est sur le terrain, tout ce qui est administratif, on ne doit pas s’en préoccuper. Ça ne nous regarde pas, ça ne nous concerne pas. Même si on a évidemment une oreille attentive, on veut savoir ce qu’il va advenir.

Pour finir, après les quatre premiers matches de la saison, quel bilan tirez-vous ? Est-ce conforme à ce que vous imaginiez avant de débuter ?

Non. La défaite (face à Blagnac, 30-36, lors de la 1re journée, NDLR), et le match nul (27-27, face à Nîmes dimanche dernier, NDLR) à domicile, moi, ça ne me convient pas, on ne peut pas se satisfaire de ça. Mais on va travailler pour gommer cela et essayer de rattraper des points à l’extérieur. Il faudra continuer à mettre la même intensité et le même engagement qu’on met dans les matches et ça va finir par payer.

Prochain match : Rodez - Saint-Sulpice le 7 octobre à Paul-Lignon.

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