Politique : Richard Ferrand priorise "les réalités de la vie et du terrain"

  • Richard Ferrand au perchoir de l’assemblée : un Aveyronnais quatrième personnage de l’Etat.
    Richard Ferrand au perchoir de l’assemblée : un Aveyronnais quatrième personnage de l’Etat. Photos AFP
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C’est en président de l’Assemblée nationale qu’il revient ce samedi sur sa terre natale aveyronnaise, à la rencontre de la population, des élus, acteurs locaux et sympathisants de La République en Marche. Tour d’horizon avec lui de son regard sur la vie publique, depuis le perchoir de l’hémicycle.

S’il court peu les tribunes médiatiques, c’est à Centre Presse - où il a collaboré quand il était étudiant - que le Ruthénois Richard Ferrand a accepté de livrer le sens de son action, et les sentiments qui l’animent, à l’heure de consacrer sa première visite officielle à l’Aveyron.

 

Les réformes s’enchaînent à bon rythme, on a l’impression que l’Assemblée nationale est une marmite en perpétuelle ébullition. De quelle façon comptez-vous faire évoluer le travail des députés ?

Ma priorité, c’est les réalités de la vie et du terrain. C’est pourquoi, le contrôle et l’évaluation font partie des missions des parlementaires que je souhaite renforcer. Notre fonction doit évoluer pour vérifier sur le terrain la mise en application réelle des lois votées, mais aussi d’évaluer leurs effets. Ce travail garantit plus d’efficacité dans la mise en œuvre concrète, et donne la capacité à corriger des dispositions qui se révéleraient inadaptées.

Christian Jacob (Les Républicains), comme Jean-Luc Mélenchon (La France insoumise), assurent publiquement avoir avec vous un bien meilleur contact qu’avec votre prédécesseur. Quelle est votre méthode pour faire vivre le dialogue avec l’opposition ?

Les groupes d’opposition et leurs présidents méritent évidemment respect et considération. Encore récemment responsable du groupe majoritaire, j’ai toujours entretenu des relations de travail cordiales avec tous. Président de l’Assemblée nationale, je veillerai très scrupuleusement aux droits des oppositions, afin que tous les Français puissent comprendre ce que veut faire la majorité, mais aussi, pour quelles raisons d’autres élus, tous légitimes, s’y opposent. Sur la méthode, je privilégie le contact direct et simple, sans arrière-pensée. La République, c’est la pluralité de pensées, la démocratie, c’est la liberté du débat.

Beaucoup de députés LREM sont novices en politique. L’opinion publique garde l’image d’un groupe majoritaire – que vous avez présidé et guidé – hétérogène, auquel le gouvernement dicte sa discipline de vote. Quel regard portez-vous sur les élus de votre mouvement après un an de mandature ?

Le gouvernement ne dicte rien. Il répond à l’exigence de co-construction qui est la méthode du groupe majoritaire dans l’élaboration de la loi. Ensuite, il faut de la cohérence : lorsqu’un accord est trouvé, le soutien des députés doit être là. La division liée parfois aux seuls sentiments personnels est un poison pour la clarté de la vie politique : et c’est vrai pour tous les groupes.

Les élus du groupe majoritaire ont très vite appris leurs missions, car ils se sont investis sans compter. Ce fut un apprentissage express, qui a été très exigeant. Le renouvellement a aussi apporté de nouvelles pratiques, de nouvelles méthodes et un souffle nouveau. Permettez-moi d’ailleurs d’insister sur le fait que les députés français, quelle que soit leur appartenance politique, travaillent beaucoup et qu’il faut sortir de certaines caricatures. Et les trois députés aveyronnais sont remarquablement actifs, quoique de sensibilités différentes.

 

L'intégralité de l'interview à retrouver dans notre édition du samedi 29 septembre.

Christophe Cathala
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