Sécheresse : les agriculteurs aveyronnais tirent la sonnette d'alarme

  • Pluie : d’un record à l’autre
    Pluie : d’un record à l’autre
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Loin est aujourd'hui le souvenir des sols saturés d’eau au printemps.

Le début de l’année 2018 avait battu tous les records de précipitations depuis un quart de siècle. Ainsi, en cinq mois, de janvier à fin mai, le cumul de pluie atteignait 650 mm, soit un total supérieur à celui de certaines années entières, 2011 par exemple (590 mm). Sur le seul mois de mai, il était tombé 216 mm d’eau. Le record absolu depuis 1993.

Mais depuis, le temps a bien changé. Maintenant, c’est d’un record inverse dont il faut parler. Un manque criant d’eau. Il n’est tombé que 56 mm d’eau depuis le 6 juillet (15 mm entre le 6 et le 31 juillet), 25 mm en août (et encore pas partout) et 16 mm en septembre alors que la moyenne sur les 25 dernières années, pour les trois mois de juillet, août et septembre est de 190 mm... Loin est le souvenir des sols saturés d’eau au printemps.

L’herbe est rabougrie et jaunie

 

Alors que de nouvelles restrictions de l’usage de l’eau ont été instaurées samedi dernier en Aveyron, la FDSEA (Fédération départementale des syndicats d'exploitants agricoles) et les JA (Jeunes agriculteurs) de l’Aveyron dressent un constat inquiétant. 

Aujourd’hui, de larges fentes s’ouvrent. L’herbe est rabougrie et jaunie. Les arbres aussi souffrent de ce manque d’eau. Beaucoup ont été grillés par les fortes chaleurs du mois d’août et ont pris par avance les couleurs de l’automne. Certains pourraient ne pas survivre.

«Sans herbe dans les prairies, les animaux sont affouragés depuis le mois d’août, voire  juillet pour certains secteurs, comme si nous étions en plein hiver. Une chose est certaine, les stocks de foin du printemps ne parviendront pas à nourrir les troupeaux tout l’hiver. Et de plus, sans pluie ces dernières semaines, les prairies et les cultures n’ont pas pu être semées, ou ont tout simplement séché avant de germer », développe le syndicat. 

Les semis de fin d’été n’ont pu être réalisés

Les effets de cette sécheresse s’accentuent de jour en jour. Ils vont devenir dramatiques pour les agriculteurs. Les récoltes ont été moins abondantes avec des troisièmes coupes inexistantes. Pour nourrir leurs bêtes, qui ne sortent plus, les éleveurs ont dû entamer les réserves de fourrage depuis plusieurs semaines. D’autre part, les semis de fin d’été n’ont pu être réalisés.

"Sur le causse de Villeneuve, la situation devient critique, si ce temps perdure ce sera la misère dans les campagnes", assène le conseiller départemental de Villeneuvois et Villefranchois. Jean-Pierre Masbou plaide pour une entraide nationale, notamment pour faire venir du foin. Ce qui a été réalisé lors de précédents épisodes de sécheresse. Les jardiniers amateurs aussi sont victimes de cette absence de pluie, phénomène qui pourrait durer en octobre, les services de météorologie n’annonçant pas de précipitations pour les prochains jours.

GDM
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