Stade Rodez Aveyron

L’heure du déclic pour Rodez ?

  • Vainqueurs à Castanet lors de la deuxième journée (22-20), les Ruthénois aimeraient ouvrir leur compteur de victoires à domicile aujourd’hui,face aux Saint-Sulpiciens.
    Vainqueurs à Castanet lors de la deuxième journée (22-20), les Ruthénois aimeraient ouvrir leur compteur de victoires à domicile aujourd’hui,face aux Saint-Sulpiciens. Jean-Louis Bories / Jean-Louis Bories
Publié le / Modifié le S'abonner
-- partages
Le SRA, qui reçoit Saint-Sulpice-sur-Lèze, une équipe du même rang que lui, cet après-midi (15 h), va tenter de décrocher sa première victoire à domicile de la saison.

Après deux semaines de coupure, le SRA va renouer avec le championnat aujourd’hui ; avec "son" championnat, à l’occasion de la réception de Saint-Sulpice-sur-Lèze (15 h), un adversaire évoluant dans les mêmes sphères que lui, à l’inverse de Blagnac, Nîmes et Valence-Romans, trois des quatre qu’il a affrontés jusqu’alors, tous solidement installés aux premières places du classement, et contre lequel il va tenter de rebondir, après la lourde défaite concédée sur la pelouse de Valence-Romans, lors de la dernière journée (46-5), et de décrocher son premier succès à domicile cette saison.

"Ce n’est jamais facile d’évacuer une défaite, confie Arnaud Vercruysse, l’entraîneur ruthénois. On a subi les choses face à Valence et on les a surtout subies un peu trop tôt dans la partie. On a réalisé un bon début de match, on les (les joueurs de Valence-Romans, NDLR) a fait douter, mais après, on est sortis de notre plan de jeu et on a commis des fautes individuelles qui leur ont permis de venir dans notre camp et de “scorer”. À la fin, le résultat est logique car cette équipe est bien plus puissante et rapide que la nôtre, et dispose d’individualités capables de faire basculer les choses à n’importe quel moment, mais je retiens l’état d’esprit dont on a fait preuve, qui a été très bon, et le fait que l’on a gardé la même détermination tout au long du match."

"Besoin de points"

Cet état d’esprit, sur lequel son groupe s’appuie depuis la première journée, a caractérisé le travail effectué pendant ces quinze jours de trêve ("Il y a eu de bonnes séquences à l’entraînement et on a pu continuer à se concentrer sur les objectifs que l’on s’est fixés"), qui ont été mis à profit par certains pour soigner des pépins physiques et se relancer.

"On a un effectif quasiment au complet ce week-end, ce qui fait qu’il y aura six-sept joueurs qui seront écartés", indique Vercruysse, pas mécontent de cette situation : "ça permet d’avoir une certaine émulation au sein de l’effectif, de faire des choix stratégiques en fonction des équipes que l’on rencontre et de nos attentes, mais aussi de mettre en place un système de rotation à certains postes, afin d’offrir du temps de jeu aux joueurs qui n’en ont pas eu beaucoup jusqu’à maintenant et de permettre à ceux qui ont été plus sollicités de se régénérer sur le plan physique".

Face à une formation qu’il décrit comme "rugueuse, solide devant, s’appuyant sur une bonne conquête et disposant de joueurs ayant tutoyé le très haut niveau", l’ancien numéro neuf attend de ses hommes qu’ils respectent le plan de jeu établi en commun et cette "philosophie de jeu" adoptée depuis le début de la compétition.

"Il y a un objectif de victoire car il y a un besoin de points, souligne-t-il. Pour autant, il n’y a pas plus de pression qu’avant. Elle est là avant chaque match, peu importe l’adversaire, que ce soit Nîmes, Valence ou Saint-Sulpice, et l’endroit où tu joues, chez toi ou à l’extérieur. Il faut bannir les croyances selon lesquelles tu peux tout laisser tomber à l’extérieur si tu gagnes à domicile. Ce n’est plus le même rugby qu’avant."

Centre Presse Aveyron
Voir les commentaires
Réagir