Millau : la SPA cherche une nouvelle terre pour s’y "réfugier"

  • Le bureau de Pauline est l’actuel seul lieu de vie de l’équipe
    Le bureau de Pauline est l’actuel seul lieu de vie de l’équipe PIXMIL / PIXMIL
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Le refuge millavois, ouvert en 1976, sera reconstruit ailleurs d’ici 2021. La SPA cherche un terrain.

Le long d’un Tarn commençant à revêtir son pelage automnal, route de Paulhe, les passants peuvent souvent entendre quelques clameurs animales s’élever du bord de route, peu après le panneau indiquant la sortie de Millau. Un signal indiquant la proximité du refuge de la SPA de Millau. Deux vieux bâtiments construits il y a 42 ans, un chenil et une simple maison pour le gardien.

"Quand le refuge a ouvert en 1976, les normes n’étaient pas les mêmes qu’aujourd’hui, précise Pauline Dreno, la responsable du site. Nous devons reconstruire surtout pour le bien-être des animaux." Des boxes grillagés, non-chauffés pour les chiens et la maison du gardien transformée aujourd’hui en chatterie, pour les félins.

"Nous avons installé des niches chauffées pour l’hiver mais nos locaux ne sont plus aux normes. Des maisons ont été construites autour, depuis 1976, mais la réglementation oblige, à présent, un éloignement d’au moins 300 m des habitations. Nous avons d’excellentes relations avec le voisinage mais devons déménager."

Pour des raisons de confort du personnel et des bénévoles aussi : la seule pièce commune sert de bureau aussi bien que de salle de repos, d’accueil du public ou d’animaux inhabituels comme des perruches, un youyou du Sénégal ou autres rares octodons.

Une volonté de modernité émanant des constats de terrain mais aussi d’une dynamique nationale de la SPA concernant une vingtaine de sites en France.

Rénovation, reconstruction totale, c’est ce dernier cas de figure qui concerne le refuge de Millau. "Nous sommes très appuyés, dans ce projet, par les collectivités locales, en particulier la communauté de commune", reprend la jeune femme, bénévole dès l’âge de seize ans, à Clermont-Ferrand, avant d’être embauchée dans la structure de Millau. Il faut dire que le refuge sud-aveyronnais est le plus gros centre du département et assure aussi la fonction de fourrière pour 24 communes alentour.

Un nouveau refuge fin 2020 ?

La plus grosse problématique sur le sujet c’est la topographie du secteur. "Nous ne pouvons pas nous éloigner de Millau, de nos vétérinaires, reprend Pauline. Mais nous ne pouvons construire près des habitations. Très vite quand nous quittons la cuvette millavoise, les terrains sont pentus. Sur les causses, outre l’éloignement, il y a le climat aussi… Pour l’instant, nous avons vu quelques terrains, sur Millau et Aguessac mais nous n’en sommes pas encore au stade des études d’impacts. Nous espérons pouvoir trouver un lieu rapidement, lancer les demandes de permis pour emménager dans deux ans, si tout va bien."

Un nouveau refuge qui devrait coûter entre 1,5 et 2 M€, entièrement financé par la SPA, plus moderne et qui ne sera pas plus grand mais mieux du point de vue du bien-être humain, animal, environnemental.

Reste à trouver le terrain…

 

 

Centre Presse Aveyron
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