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LA JOURNEE DE LA VISION A RODEZ

  • LA JOURNEE DE LA VISION A RODEZ

Depuis de nombreuses années, le club-service du Lions club et les Opticiens Mutualistes de l’Udsma se sont associés pour participer à la journée mondiale de la vision, prônée par l’Organisation Mondiale de la Santé. Elle s’est déroulée hier à l’hôpital de Rodez et a permis de mener des opérations de dépistage des maladies oculaires et de vérifier la bonne adéquation entre votre vision et votre dispositif de correction.

Les statistiques de l’OMS sont impressionnantes. En effet selon l’organisation mondiale de la santé, une personne devient aveugle dans le monde toutes les cinq secondes. Un enfant devient aveugle toutes les minutes. On estime à plus de sept millions le nombre de personnes qui deviennent aveugles chaque année. Et pourtant, de telles statistiques pourraient aisément être corrigées si tout un chacun avait accès à des dépistages systématiques. C’est tout le sens de la journée mondiale de la vision lancée par l’OMS et  qui se déroule tous les ans, lors de deuxième semaine d’octobre.

En Aveyron, cette journée s’est déroulée ce vendredi 11 octobre à l’hôpital de Rodez. Une journée qui est organisée depuis de nombreuses années par le club-service du Lions Club, en association avec les Opticiens Mutualistes de l’Udsma. « Nous avons commencé il y a une dizaine d’année », rappelle le docteur Yvan Bresdin, médecin ophtalmologiste aujourd’hui à la retraite et éminent membre du Lions Club.  Et comme chaque année, ce sont environ 150 personnes qui ont pu bénéficier de ce dispositif durent les 6 heures consacrées aux consultations.

Diagnostics

Au cours de ces rencontres gratuites et anonymes, ces acteurs vérifient deux choses. Tout d’abord un test de vision qui permet notamment aux opticiens de vérifier si la personne a besoin de lunettes. De même, ils peuvent s’assurer de la bonne adéquation entre la vision du patient et son dispositif de correction. En clair, vérifier que vos lunettes corrigent efficacement votre handicap de vision.

Puis, chacun rencontre ensuite un ophtalmologiste. Ce patricien spécialisé mène alors plusieurs tests pour s’assurer que la personne ne souffre pas d’une maladie oculaire, essentiellement des glaucomes ou une DMLA ou dégénérescence maculaire liée à l’âge.  « Ce sont les pathologies les plus fréquentes et chaque année, lors de cette journée, 6% à 8% des personnes que nous rencontrons présentent de telles pathologies sans le savoir », poursuite Yvan Bresdin. Un constat qui n’étonne pas le praticien. « Ces deux maladies ne sont pas immédiatement décelables par les patients. Et ce n’est souvent que lorsque des troubles interviennent que le diagnostic est posé, alors que la maladie s’est, elle, installée depuis quelques temps déjà ».  D’où l’importance d’un diagnostic précoce, qui permet au spécialiste de proposer rapidement  des traitements qui sont actuellement très efficaces.

A l’issue de cette visite anonyme, chacun est reparti avec une fiche conseil. Et si besoin, il devra prendre rendez-vous avec son ophtalmologiste habituel, car lors de cette journée, aucunes ordonnances ne peut-être délivrée.

Pénurie de spécialistes

Et c’est là que le bât blesse, en Aveyron comme en France. Il n’est en effet pas rare de devoir patienter six mois ou plus avant de pouvoir obtenir un rendez-vous. Une situation cependant prévisible selon le docteur Bresdin. « Vous savez, ma génération qui arrive aujourd’hui à la retraite savait depuis longtemps qu’il manquerait de spécialistes pour prendre la relève. Parce qu’il y avait le numerus clausus qui limite chaque année le nombre d’étudiants en fac de médecine. Et de plus avec l’instauration de l’internat obligatoire, nombre de futurs médecins, compte-tenu de leur classement, ne peuvent suivre une spécialisation en ophtalmologie ».

Alors certes le gouvernement vient de prendre la décision de supprimer ce numerus clausus, mais compte-tenu de la longueur des études de médecine - une dizaine d’année pour un spécialiste – il faudra encore une décennie avant que cette pénurie ne s’estompe.

Les bénévoles du Lions Club et des opticiens mutualistes vont encore œuvrer quelques années à ce dépistage.

Légende photo : Le docteur Yvan Bresdin, membre du Lions Club a mené ces contrôles avec un de ses confrères durant la journée d’hier à l’hôpital de Rodez.

                                                        

 

Sous l’égide de l’OMS

Cette journée mondiale de la vision a été mise en place par l’OMS, en partant d’un constat pour le moins alarmant: « On estime à 180 millions le nombre des personnes qui souffrent d’une incapacité visuelle dans le monde. De 40 à 45 millions d’entre elles sont aveugles. On s’attend à ce que ces chiffres doublent d’ici à 2020, conséquence de l’accroissement démographique et du vieillissement des populations, aggravant encore une immense tragédie humaine. »

Pourtant, toujours selon l’OMS, 80% des cas de cécité pourraient être évitables, soit qu’ils résultent d’affections évitables (20 %), soit qu’ils soient guérissables (60 %) et que la vue puisse être recouvrée.

L’organisation mondiale de la santé rappelle en outre que « les interventions destinées à prévenir et traiter la perte de l’acuité visuelle figurent parmi les interventions de santé les plus efficaces par rapport à leur coût et parmi celles qui réussissent le mieux. »

D’où l’importance incontestables de journées de dépistage telles que celle organisée hier à l’hôpital de Rodez.

                                                           

 

ACUITE VISUELLE

Rencontre avec Philippe Schlesser, opticien mutualiste

Dans le cursus des patients réalisé hier, le premier atelier leur a permis de rencontrer un opticien. Philippe Schlesser, opticien mutualiste à Onet-le-Château, est l‘un d’eux. Il a notamment vérifié l’acuité visuelle de chacun. Mais il a également délivré des informations de prévention importantes. La première concerne la « lumière bleue ». « Nous vivons aujourd’hui dans un environnement d’écrans multiples et d’ampoules à leds. L’OMS a d’ailleurs constaté que la myopie explose dans le monde, à cause de ces nouveaux modes de vie. Or tous ces équipements émettent de nocives longueurs d’ondes de lumière agressives, proches du violet, qui s’attaquent aux cellules rétiniennes. » Pour s’en protéger, votre opticien peut vous proposer des filtres spécifiques sur vos lunettes pour vous en protéger.

Protection solaire

Autre volet de prévention, la protection de vos yeux contre les UV émis par le soleil. « Ils sont extrêmement nocifs pour tous, et plus particulièrement pour les enfants qui ont un cristallin très transparent. Ils sont également facteurs, comme la lumière bleue d’ailleurs, du développement d’une DMLA », souligne enfin Philippe Schlesser.    

                                                      

LEGISLATION

Faire refaire ses lunettes

Depuis un décret du 12 octobre 2016, les patients titulaires d’une ordonnance d’un ophtalmologiste (valable un an pour les -16 ans, cinq ans de 16 à 42 ans et trois ans au-delà de 42 ans), peuvent faire refaire leur lunettes ou leurs lentilles de contact pendant trois ans. Pour ce faire, l’opticien qui procèderait à ce renouvellement doit tout d’abord réaliser un examen de réfraction.  Et s’il est amené à l’issue de cet examen à modifier la prescription initiale en matière de verres correcteurs, il doit en informer le médecin qui a prescrit l’ordonnance initiale (Art D.4362-11-1).

Un tel renouvellement n’est pas possible si la prescription du médecin ophtalmologiste porte mention d’une opposition de sa part. De même, cette possibilité de renouvellement peut être limitée dans le temps par le médecin prescripteur (Art D.4362-12-1).

Au final, cependant, il convient d’utiliser cette opportunité avec la plus grande prudence, car comme on l’a pu le voir avec le docteur Bresdin, des contrôles médicaux réguliers sont indispensables pour diagnostiquer au plus tôt d’éventuelles pathologies spécifiques.

 

Centre Presse Aveyron