Gastronomie

Rodez : la Mandarelle savoure son succès

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  • Clément Battut avec la fameuse boîte contenant la Mandarelle.
    Clément Battut avec la fameuse boîte contenant la Mandarelle.
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Dévoilé il y a près d'un mois, le nouveau gâteau de Rodez est victime de son succès. Les deux adresses qui proposent le dessert créé par la Jeune chambre économique (JCE) ne désemplissent pas et doivent faire face, régulièrement, à des ruptures de stock.

Les Aveyronnais seraient-ils fidèles à leur réputation d'amateurs de bonne chère ? Le lancement de la Mandarelle, nouvel emblème culinaire ruthénois, abonde en ce sens. Le gâteau, sorti des fourneaux le 16 septembre dernier, est en passe de confirmer cette solide considération. Quasiment un mois après la mise en vente des premières créations, le dessert conçu par la Jeune chambre économique (JCE) pour ouvrir l'appétit des habitants du piton à l'heure du goûter est victime de son stock. Dans les deux pâtisseries où le mets est commercialisé, il est souvent difficile d'y mettre la main dessus.

"Il est même devenu le produit phare de mon établissement", annonce même Ghislain Magre, artisan à la Pyramide de Montagne, rue du Touat, une des adresses où il est parfois possible d'apercevoir la rosace sucrée qui orne le dessus du gâteau.

Réputé pour ses autres spécialités locales (et notamment le gâteau à la broche), ce dernier a dû s'adapter. D'abord aux contraintes techniques. La Mandarelle, réalisée dans des moules spécifiques, demande un temps de préparation important. Cinq à six heures sont nécessaires pour obtenir un mets parfait et savoureux. "Les clients nous reprochent parfois de ne pas avoir de gâteaux d'avance mais réaliser plusieurs dizaines de Mandarelle nécessite une importante logistique", révèle Clément Battut qui, pour tenir la cadence, sollicite fréquemment ses fournisseurs. Il n'est pas rare que lui et son collègue de la rue du Touat commandent plusieurs fois par semaine des ingrédients indispensables à la réalisation du nouveau mets ruthénois. A l'instar de la fameuse pâte de noisettes ou des succulentes pommes qui donnent ce goût si particulier. "50 à 60 kilos par semaine", lance même le jeune pâtissier de la rue d'Armagnac.

 

 

La mise à disposition d'un nombre limité de moules explique, en partie, le peu de produits en vente dans les vitrines des deux boutiques. Au quotidien, seuls une trentaine de desserts sortent de chaque laboratoire. De quoi engendrer une certaine frustration, d'autant plus que les deux artisans privilégient leur carnet de commandes. "On prévoit toujours un petit supplément en boutique mais ça part extrêmement vite", reconnaît le maître artisan de la pâtisserie Chez Clément. "Je me souviens que lors de la première semaine de production, je me réveillais Mandarelle et je me couchais Mandarelle", plaisante le patron de la Pyramide de Montagne, aujourd'hui "guéri" de cette douce folie.

Il faudra pourtant que les deux pâtissiers attendent que la demande fléchisse pour souffler un petit peu plus. Et dégustent, enfin, à sa juste valeur la Mandarelle.

 

 

Mathieu Ginestet : "Jouer sur l'image de la Mandarelle"

La Jeune chambre économique n'en espérait pas tant. A l'instar des deux artisans, les créateurs de la Mandarelle croulent sous les demandes. Pas du grand public mais d'autres professionnels désireux de commercialiser le nouveau dessert phare de Rodez. "Nous allons prendre le temps, aller dans le sens du produit, poursuit Mathieu Ginestet, qui supervise la destinée sucrée de ce mets. Des choses font être faites avec d'autres pâtissiers, possiblement des restaurateurs ou réseaux de distribution mais à n'importe quel prix". Si l'intéressé reconnaît que l'expérience est "géniale à vivre", elle est devenue jubilatoire du fait de l'incertitude qui a plané sur le succès de ce projet. "Tout le monde en parle même ceux qui n'y ont pas goûté. On a même droit à des poèmes en hommage à ce gâteau", s'en amuse le membre de la JCE qui n'attend plus qu'une chose : voir son produit dans le plus de vitrines possibles.

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