Economie

L’aire de l’Aveyron à Sévérac voit passer 3 millions de personnes chaque année

  • Camille Galibert (à droite) estle président du syndicat mixte A75 qui gère l’aire de l’Aveyron à Sévérac.
    Camille Galibert (à droite) estle président du syndicat mixte A75 qui gère l’aire de l’Aveyron à Sévérac. - José A. Torres
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Elle a célébré ses vingt ans et voit passer, chaque année, trois millions de personnes. Porte d’entrée très importante pour le département, elle est une vitrine pour le tourisme.

Joyeux anniversaire ! Il y a vingt bougies sur le gâteau. Mise en service le 1er juin 1998, l’aire de l’Aveyron à Sévérac-le-Château, située au carrefour de l’A75 et de la RN88, a été inaugurée fin octobre de la même année. Elle fête donc ses deux décennies d’existence et diverses animations ont été servies le week-end dernier pour célébrer l’événement.

Après Bernard Sellier, Jean-Dominique Gonzales et Jean-François Galliard, c’est Camille Galibert qui préside, depuis 2015, le syndicat mixte A75 qui gère ce site de 17 hectares, où ont été tracées notamment 500 places de parking, dont 80 pour les poids lourds, qui voit passer chaque année trois millions de clients (15% en août) et où travaillent 50 personnes toute l’année (une centaine en saison haute).

"Il est unique en France car, habituellement, l’état donne la concession à un pétrolier et, ici, ce n’est pas le cas. Ce qui en fait son originalité, souligne celui qui est aussi maire de Sévérac. Le rôle du syndicat mixte, qui réunit des représentants de la Région, du Département, des chambres consulaires, des trois communautés de communes et des communes traversées par l’A75, est de fédérer tous les intervenants (pétrolier, ADT, restaurateurs) et de porter des projets. On peut être fiers de ce bel outil".

Plus de 30 000 personnes s'informent sur les atouts touristiques

Sur les trois millions de personnes qui prennent l’aire, 1 % s’inquiètent de l’intérêt du département en matière de tourisme. « On capte, en effet, environ 30 000 visiteurs par an qui font la démarche de se renseigner sur les atouts et les trésors du territoire », confirme Jean-Luc Calmelly. Le président de l’Agence de développement touristique (ADT), le nouveau nom de scène du comité départemental du tourisme (CDT) depuis le printemps 2017, assure que « l’accueil n’est pas le même de la part des deux hôtesses » : « Elles s’adaptent en fonction de la démarche. Il y a les gens qui s’arrêtent là, délibérément, car ils ont déjà un objectif très précis. Et puis, il y a ceux qui ne font que passer et c’est à nous de tirer profit de cette halte, parfois rapide. En revanche, nous n’avons pas, pour l’instant, d’outil pour mesurer l’impact détaillé ».

Les grands thèmes, qui ressemblent à autant de cartes postales, sont les Plus beaux villages de France (« Un label très connu »), les cités templières, l’Aubrac, la randonnée en général et le GR65 en particulier, Conques, le musée Soulages à Rodez... « L’aire de l’Aveyron à Sévérac-le-Château est une des plus importantes portes d’entrée, insiste Jean-Luc Calmelly. C’est donc une fierté pour l’équipe de l’ADT de rendre visible le département aux yeux de plusieurs milliers de personnes et un choix stratégique judicieux d’avoir mis les moyens ».

Le président de l’ADT se réjouit que « le Département a tirer les leçons des critiques, qui ciblaient en particulier un manque de clarté ». Des travaux ont ainsi été effectués en 2017 pour « repenser les lieux, les rendre plus modernes, plus épurés ». Avec, notamment, un mur d’images, plusieurs écrans, des bornes de recharge pour les téléphones, le wifi gratuit, la valorisation des fiches du Club des sites...

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