Économie

Le secteur du BTP en Aveyron consolidé mais toujours fragile

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    Le secteur du BTP consolidé mais toujours fragile
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Lors de sa traditionnelle conférence de rentrée, la FBTP12 a balayé les différents sujets d’actualité en insistant sur la reprise d’activité, modeste, en Aveyron.

Le BTP en Aveyron se porte mieux. Mais l’équilibre reste toujours fragile et les fortes intempéries du début de l’année, affectant les activités nécessairement exposées, n’ont pas permis de consolider cette reprise.

C’est en substance le message délivré lors du traditionnel point de rentrée livré, en fin de semaine, par les représentants du BTP en Aveyron. Autre constat, "pour un BTP rural tel que celui de l’Aveyron, la commande des communes et de leurs communautés joue un rôle essentiel pour l’activité des entreprises, souligne Robert Hyronde, secrétaire général de la FBTP 12. Après une période d’essoufflement, qui a duré 8 à 9 ans, l’activité a repris en 2017, puis en 2018. Mais elle reste irrégulière".

La Fédération départementale a noté un frémissement de l’emploi qui n’évolue que de 1,8 % "quand la moyenne régionale est à 2,3 %, tirée par la Haute-Garonne (+ 4,2 %) et l’Hérault (+3,9 %)".

"Une fois de plus, poursuit-il, la fracture territoriale se fait sentir entre les deux départements qui abritent les métropoles et le reste de la région."

Si l’emploi progresse toute de même en Aveyron, la prudence est toujours de mise. "La confiance prudente profite plutôt à l’intérim qu’à l’emploi stable". De plus, la construction de nouveau logements individuels et collectifs n’a pas retrouvé les niveaux de l’an 2000.

La Fédération départementale a identifié d’autres points "qui plombent la rentabilité de nos entreprises", selon Robert Hyronde. En premier lieu, "la diminution de la quotité du Prêt à taux dans les zones rurales, de 20 %, a plombé l’accession à la propriété et spécialement dans la maison individuelle, de l’ordre de 15 %".

"L’état nous pèse de plus en plus"

Et puis, "secteur nomade par nature", le BTP souffre de l’augmentation du prix des carburants. Et la suppression annoncée du régime fiscal spécial du gasoil non routier, "va créer une augmentation d’environ 50 % du coût de ce carburant utilisé massivement dans les engins de travaux publics, mais aussi de beaucoup d’entreprises du bâtiment", déplore le secrétaire général de la FBTP.

Robert Hyronde égratigne également la nouvelle réglementation à 80 km/h qui "pénalise les salariés. De plus, certains peuvent être entraînés dans une spirale de pertes de points". Pour toutes ces raisons, "l’état nous pèse de plus en plus lourdement spécialement sur un BTP rural tel que le nôtre".

 

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