Fédérale 2

Rugby - Patrick Malpel, président de Decazeville : "Je ne sais plus quoi dire"

  • Les Decazevillois  laissant filer l’ouvreur de Pamiers, comme un symbole.
    Les Decazevillois laissant filer l’ouvreur de Pamiers, comme un symbole. Sébastien Murat - Sébastien Murat
  • Christopher Mezaïr, joueur d’impact précieux du SOM.
    Christopher Mezaïr, joueur d’impact précieux du SOM.
  • Rugby - Patrick Malpel, président de Decazeville : "Je ne sais plus quoi dire"
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Le réveil lundi matin aura certainement été dur pour les dirigeants, entraîneurs et joueurs decazevillois. Si avant de débuter la saison, les présidents Christian Murat et Patrick Malpel pensaient, naturellement, avoir fait le maximum pour leur formation et s’éviter ainsi une deuxième saison galère, après cinq journées de championnat, ils sont loin du compte.

En témoigne, l’abattement de Patrick Malpel après la rencontre : "Je ne sais plus quoi dire, j’ai l’impression que les joueurs font leur maximum mais pas toujours très bien. Je ne vais pas rajouter des reproches face à la situation actuelle. Soit les équipes que l’on a joué sont au-dessus de nous, soit nous ne sommes plus au niveau. C’est le sport !" Autant de questions et très peu de réponses ou de solutions à fournir pour les coaches Fabrice Landes et Cyril Petit, tout aussi désabusés dimanche après ce revers face à Pamiers : "Sincèrement, après la deuxième période à Villefranche-de-Lauragais lors de laquelle nous nous sommes appuyés sur un jeu plus restrictif, nous avions beaucoup d’espoirs dans ce match à Camille-Guibert. Force est de constater que le résultat est toujours identique. Nous ne parvenons pas à concrétiser nos temps forts et puis, surtout, nous baissons les bras, c’est cela le plus dramatique."

Ce Sporting n’a plus les moyens

S’il est loin le Sporting rebelle, le Sporting guerrier des glorieuses années, il n’en faut pas plus pour voir les esprits chagrins se reformer autour d’une main courante decazevilloise où l’on oublie de pousser, d’encourager son équipe. Mais dans ce marasme ambiant où le cœur du Sporting bat à l’allure de l’économie locale, il faut tout de même ne pas trop vite s’avancer.

Il faut juste se rendre à l’évidence que la compétition est bien plus relevée que par un passé récent. Et d’admettre que ce Sporting n’a plus les moyens financiers pour lutter dans cette catégorie. C’est ainsi, le championnat du SCD se situe entre la 7e et la 12e place du championnat. Ses vrais concurrents, le club va les rencontrer dans les semaines à venir. Ils s’appellent Castelsarrasin, Millau, dans un degré moindre, mais surtout Nègrepelisse et Malemort. C’est là que l’on pourra juger si le club decazevillois a les moyens de se sortir de cette ornière. Là où l’on verra véritablement les ressources mentales de ce groupe.

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