Agriculture

Vidéo de L214 en Aveyron : l'éleveur de Mayran s'explique

  • L’éleveur de Mayran :  "Nous, nous n’avons rien à cacher"
    L’éleveur de Mayran : "Nous, nous n’avons rien à cacher" José A. Torres / José A. Torres
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Les exploitants de l’élevage avicole de Mayran, mis en cause par une vidéo de l’association L214 diffusée ces derniers jours, ont tenu à livrer leur vérité.

La famille Castes, bien connue dans le milieu agricole aveyronnais, a choisi de jouer la transparence. Quelques heures après la diffusion sur notre site internet d’une vidéo de l’association de protection animale L214, vue plus de 160 000 fois sur les réseaux sociaux (!), ses membres ont décidé d’ouvrir aux micros et aux caméras les portes de leur élevage, vendredi. Soutenus par de nombreux adhérents de la Fédération départementale des syndicats d’exploitants agricoles (FDSEA), Gaël et son père n’ont éludé aucune question.

En commençant par expliquer la présence de poussins vivants dans un bac d’équarrissage, lors du tournage de la vidéo en avril dernier, comme le dénoncent les militants de l’association : "Le jour de l’éclosion des œufs (au bout de 21 jours), certains poussins ne parviennent pas à sortir car ils présentent souvent une malformation au bec. C’est très rare et dans ces cas-là, on jette les coquilles dans un bac d’équarrissage. Ces militants, qui ont pénétré illégalement sur notre exploitation, ont fouillé ces poubelles et fait éclore ces œufs ! En faisant cela, ils ont davantage fait souffrir ces pauvres poussins car ils n’ont pas la force de vivre. C’est la sélection naturelle".

Le bac d’équarrissage remplacé

Depuis la diffusion de la vidéo, l’entreprise a décidé de se séparer de ces fameux bacs d’équarrissage en investissant dans une poubelle… réfrigérée. Histoire que les œufs en question n’éclosent plus jamais, ces derniers devant être à une température minimum de 32°C pour voir le jour. Selon Gaël Castes, le fils, l’association L214 s’est tout simplement trompée de cible en visant leur exploitation : "On vit très mal ces attaques car nous sommes une entreprise familiale. Nous ne tuons pas les poussins mâles à la naissance. On les conserve et on les vend pour la consommation au bout de cinq semaines. Nous travaillons quotidiennement avec éthique et on fait tout pour répondre au bien-être animal. Nous, nous n’avons rien à cacher".

"L214 se fiche du bien-être animal"

Lors de cette rencontre avec la presse, le débat n’a pas mis longtemps à s’élargir sur le face-à-face de plus en plus tendu entre les éleveurs et les associations de défense animale.

Sans parler de la montée en puissance, souvent violente à l’image des attaques envers les boucheries, des antispécistes, mettant sur un pied d’égalité l’homme et l’animal. "Le problème, c’est que nos deux mondes sont trop éloignés. On ne peut pas discuter avec eux. Comme d’autres associations de ce genre, L214 se fiche du bien-être animal. Elle souhaite seulement porter la voix du véganisme et abolir l’élevage en France. On tente simplement de défendre notre système. On a fait de nombreux progrès depuis des années, on aime nos bêtes. Ce métier, c’est un métier de passion. Et être attaqué comme cela, est très dur à vivre", ont souligné plusieurs membres de la FDSEA, venus soutenir la famille Castes.

Une famille qui n’espère désormais qu’une chose : retrouver sa quiétude au plus vite.

Mathieu Roualdés
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