Cathédrale

Rodez : l’État met la main à la poche pour Saint Sépulcre à la cathédrale de Rodez

  • Cachée par un échafaudage, la chapelle fut fondée en 1522 par le chanoine Gaillard Roux, contemporain de l’évêque François d’Estaing.
    Cachée par un échafaudage, la chapelle fut fondée en 1522 par le chanoine Gaillard Roux, contemporain de l’évêque François d’Estaing.
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500 000 € ont été affectés à la restauration de la chapelle ; une des plus visitée de la cathédrale de Rodez.

L’état, propriétaire de la cathédrale Notre-Dame, vient d’allouer la somme d’un demi-million d’euros pour financer la restauration de la chapelle Saint Sépulcre également connue sous le nom de Gaillard Roux, du nom du chanoine qui l’a fondé. Achevée en 1524, la dite chapelle est l’une des plus réputées et des plus visitées de la cathédrale Notre-Dame de Rodez. Elle se caractérise par une clôture gothique flamboyante qui a conservé quatre statues de sibylles encadrant le christ. La chapelle renferme également un autel en pierres polychromes et un magnifique retable datant de 1523. Caractéristique de la Renaissance, cet ensemble sert d’écrin à la mise au tombeau qui donne son nom à la chapelle.

Sept mois de travaux

Première étape d’une campagne de travaux qui s’achèvera en 2020, la restauration de la chapelle Saint Sépulcre a débuté il y a quelques jours pour se poursuivre jusqu’à la fin du printemps prochain, soit, sept mois environs. Dans le détail, il s’agit, dans un premier temps, de nettoyer l’ensemble avant de procéder à la consolidation des parements, des murs et des voûtes de la chapelle. Les vestiges des décors peints seront intégralement restaurés, de même que la clôture de style gothique flamboyant.

Après l’été 2019, la seconde étape de cette nouvelle campagne de travaux autour du monument historique emblématique de la ville se concentrera sur le massif occidental (la partie extérieure de l’édifice faisant face à la place d’Armes), qu’il s’agira de consolider et de restaurer.

Des entreprises aveyronnaises à la manœuvre

Ces opérations réalisées sous la maîtrise d’ouvrage de la Direction régionale des affaires culturelles d’occitanie (CRMH) et dirigées par l’architecte en chef des monuments historiques, Christophe Amiot, seront confiées à quatre entreprises spécialisées. Trois d’entre elles sont aveyronnaises, il s’agit de : l’entreprise Vermorel pour la maçonnerie et la pierre de taille ; la société Malbrel, pour les décors peints, la menuiserie, la dépose et la protection des tableaux et de la société AVG - Flottes pour l’électricité. Quant à la restauration des sculptures, elle a été confiée à l’atelier Quelart de Paris.

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