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Tennis : Grégoire Jacq, vainqueur du tournoi de Rodez

  • Grégoire Jacq
    Grégoire Jacq Jean-Louis Bories - Jean-Louis Bories
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Arrivé en début de semaine avec des certitudes, Grégoire Jacq, le gaucher licencié au Stade Toulousain, a battu ce dimanche en finale « son pote » Rémi Boutillier, 7-6 (5) 6-4. Un Français n’avait plus gagné les Internationaux de Rodez depuis 2012.

Ses yeux pétillants et son large sourire ne mentent pas. Grégoire Jacq était tout heureux de s’imposer lors des 24es Internationaux de Rodez, sur les courts en résine de Vabre, dimanche à la mi-journée. Il y avait aussi beaucoup de respect envers sa victime du jour, le Parisien Rémi Boutillier, avec qui il partage depuis tant d’années les vicissitudes du circuit mondial, comme une chambre d’hôtel lors de leur semaine ruthénoise.

Le natif de Clermont-Ferrand succède ainsi à Kamil Majchrzak, actuel 192e joueur mondial et deuxième meilleur Polonais à l’ATP. Il est aussi le premier Français à s’imposer à Rodez depuis 2012 et le sacre de Fabrice Martin. Les gradins étaient dimanche bien fournis à Vabre - ce que n’ont d’ailleurs pas manqué de souligner les protagonistes lors de la remise des prix officielle - lors d’une partie qui aura duré 1 h 35 minutes, avec de beaux échanges à la clé. Accroché, le match aura toutefois presque toujours souri au futur vainqueur, bien plus solide en général et s’imposant au final en deux sets, 7-6 (5) 6-4. Entretien avec le vainqueur du jour :

On vous imagine très heureux de ce succès à Rodez ?
Très heureux… Mais que c’est dur contre Rémi (Boutillier). C’est abominable même. C’est un mec que je respecte énormément, on se connaît depuis très longtemps. Et qui est une plaie ouverte à jouer, car il faut tout faire, il ne te donnera jamais un point. Il ne veut pas donner la balle de match ; du coup, tu t’emmerdes, tu mets un smash dans le filet… Bon après, c’est pour ce genre de moments qu’on joue au tennis. Je ne vous cache pas qu’à la fin, mon bras, il était comme ça (il mime des tremblements, NDLR). C’est ce que l’on aime, mais c’est dur (rires).

C’est d’autant plus bon peut-être aussi, non ?
Oui, d’autant plus bon. Surtout que c’était un match de haut niveau je pense. J’espère que le public a apprécié. On s’est donné tous les deux à 120 % en faisant des échanges de « dingo » parfois.

Quel souvenir garderez-vous donc de cette semaine ruthénoise qui se clôt en beauté pour vous ?
Très bon évidemment. C’est bizarre franchement. Je passe une période assez improbable quand même. Car j’ai gagné à Nevers (un autre tournoi Future, il y a 15 jours, NDLR), je gagne Rodez, je fais finale à Mulhouse juste avant… Alors que j’avais décidé d’arrêter. Donc, là, j’ai l’air con (rires).

Vous parlez au passé. Cela veut dire que votre décision d’arrêter le circuit international peut encore être remise en question avec cet enchaînement très positif ?
Non. Je n’ai pas envie de voyager. Très probablement, cette victoire aujourd’hui me donne accès aux Challenger (tournois de la catégorie au-dessus) l’année prochaine ; donc je vais tous les jouer en France, mais pas à l’étranger car j’en ai marre de faire des sacrifices trop importants. Je ne veux plus voyager tout seul, j’ai beaucoup de mal avec ça. Ici, je suis resté avec Rémi toute la semaine (ils cohabitaient dans la même chambre d’hôtel, NDLR), c’était génial. Donc je jouerai tous les Challenger, les Future. Je passe aussi mon DE (pour devenir entraîneur, NDLR), avec Rémi aussi, et on commence la formation accélérée demain à Roland-Garros.
 

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