Tour de France 2019 : quel sera le parcours en Aveyron ?

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Laguiole, Espalion, Bozouls, Rodez, La Primaube, Cassagnes, Castelpers… On en sait plus sur le parcours aveyronnais de la 10e étape du prochain Tour de France, le 15 juillet entre Saint-Flour et Albi. Un tracé comptant quelque 120 kilomètres en Aveyron que la préfecture doit encore valider.

Depuis jeudi dernier et la présentation en grande pompe au Palais des Congrès parisien du prochain Tour de France par Christian Prudhomme et ses équipes d’Amaury Sport Organisation, on sait que le peloton traversera l’Aveyron le 15 juillet prochain lors d’une 10e étape entre Saint-Flour (Cantal) et Albi (Tarn).

Mais très peu d’informations avaient filtré concernant les détails du passage dans le département. Cédric Coutouly, l’ancien coureur professionnel originaire d’Albi et aujourd’hui responsable sportif adjoint chez ASO, joint par nos soins, lève le voile sur le tracé, précisant bien que les éléments avancés sont "les souhaits de parcours d’ASO" et donc "doivent encore être soumis à approbation des préfectures".

Rue Béteille, place d’Armes et avenue Victor-Hugo, mais la mairie ne sait pas encore…

"On a des réunions programmées courant décembre à ce sujet, explique celui qui était notamment de la conférence de presse organisée à Albi vendredi, dévoilant les détails du passage de la Grande Boucle pendant trois jours dans la cité tarnaise. On en saura donc davantage avec certitudes à ce moment-là." Pour autant, un des enseignements majeurs est le passage voulu au pied de la cathédrale de Rodez en milieu d’étape.

"On accéderait au centre-ville par la rue Béteille pour un passage devant la cathédrale (Place d’Armes) et une redescente par l’avenue Victor-Hugo pour mettre en valeur le Musée Soulages", indique celui qui a concocté le tracé de cette étape avec Thierry Gouvenou, le directeur technique des épreuves. Une belle traversée du piton qui, vraisemblablement, n’était pas encore connue à la mairie de Rodez. Michel Mazars, adjoint aux sports, étant encore "à jeun de toute information".

Avant ça, le peloton qui sera donc parti de Saint-Flour, et après avoir franchi le viaduc de Garabit et Chaudes-Aigues, entrera en Aveyron à Lacalm, avant de poursuivre vers Laguiole, Espalion, Bozouls et Rodez donc, toujours selon l’ancien d’Agritubel. 

Par l’ouest, "c’était trop long"

Ce qui sort du jeu l’ouest du département et de potentielles traversées de Decazeville, voire de Villefranche-de-Rouergue. "Ça avait été fait en 1999, rappelle Coutouly. Mais c’était cette fois beaucoup trop long, avec potentiellement une étape à plus de 230 km. On voulait se contenir pour faire entrer le parcours global dans la moyenne qui s’établit chaque année à environ 3 500 kilomètres (3 460 km en 2019, NDLR)." De Rodez et pour boucler les 218 bornes au programme, dont environ 120 se courront en Aveyron, les coureurs se dirigeront vers La Primaube, via l’avenue Amans-Rodat, celle de Toulouse et une remontée par la Mouline.

Geniez : "Donc un sprint"

Direction ensuite Cassagnes-Bégonhès, à sens inverse de ce qu’avait emprunté cette même Grande Boucle en 2017 lors de l’arrivée à Rodez. Bifurcation ensuite à droite en direction de Centrès pour aller chercher le lieu-dit Castelpers, porte d’entrée pour enchaîner avec la montée de Treban, qui devrait être classée en 4e ou 3e catégorie, longue d’un peu moins de quatre kilomètres, et qui verra l’entrée des coureurs dans le Tarn. Ce sera la dernière difficulté d’un final au profil descendant placée à environ 40 bornes de l’arrivée. Une arrivée en plein cœur de ville à Albi, au terme d’une longue ligne droite en faux plat montant sur les Lices Pompidou, juste en face de la place du Vigan.

"C’est super pour Rodez, et ce sera donc un sprint", a réagi le coureur ruthénois d’AG2R, Alexandre Geniez. "On sera presque à la fin de la première moitié du Tour, les organismes seront fatigués notamment par l’étape de Saint-Etienne et les deux de montagne à Colmar et surtout à La Planche des Belles Filles, nuance Cédric Coutouly. C’est sûr que la première partie jusqu’à Rodez sera plus dure que la seconde, elle plutôt descendante. Il peut y avoir une grosse échappée avec des coureurs importants." Alors, profil taillé pour un baroudeur ou pour un sprinteur ? Réponse définitive le 15 juillet au soir.

 

Aurélien Parayre
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