Défi

Espalion : Fabrice Routaboul a bouclé la "Diagonale des fous"

  • Fabrice Routaboul a bouclé la "Diagonale des fous"
    Fabrice Routaboul a bouclé la "Diagonale des fous" Photos DR / Photos DR
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    Fabrice Routaboul a bouclé la "Diagonale des fous" Photos DR / Photos DR
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Fabrice Routaboul a couru récemment, l’ultra-trail de la Réunion "la Diagonale des fous". Un véritable défi sportif.

Dans sa jeunesse, Fabrice Routaboul a pratiqué le sport. C’est ainsi qu’il est entré en classe foot au collège de Baraqueville, où, sous la houlette de Michel Poisson, il s’est perfectionné au foot et où il a aussi beaucoup couru.

Il a porté le maillot du club de foot l’US Espalion. Les aléas de la vie faisant, il a cessé ses activités sportives, pour les reprendre, avec succès, il y a un peu plus de deux ans. C’est ainsi qu’il vient de boucler en 56 h 18 minutes et 6 secondes la Diagonale des fous.

 

Pourquoi avoir couru la Diagonale des fous ?

Dans le monde du trail, la Diagonale des fous (165 km et 9 576 m de dénivelé positif) est reconnue comme une des plus belles et des plus dures courses au monde. Du coup, ayant déjà fait des ultra-trails et habitant à la Réunion depuis sept mois, c’est tout naturellement que j’ai voulu tenter l’aventure. Je me suis inscrit dans un club de trail, et trois fois par semaine on s’entraînait avec comme but ultime la participation à la Diagonale des fous en octobre. En plus de ces entraînements en semaine, entre copains nous sortions également le week-end, faire des randonnées sur les chemins de la Réunion. Grâce à eux j’ai découvert la beauté de cette île.

Depuis quand et pour quelle occasion avez-vous commencé à courir ?

J’ai fait ma première course il y a deux ans. C’était le marathon de Toulouse. J’avais commencé à courir depuis quelques mois avec les collègues du travail entre midi et deux et j’y ai pris goût. Ils faisaient tous le marathon et je me suis inscrit avec eux. Courir le marathon est "mythique" et j’ai adoré cette course mais tout de suite je me suis mis à courir en pleine nature, dans les Pyrénées, sur Toulouse ou dans les forêts autour d’Espalion dont je suis originaire.

À quelles épreuves avez-vous participé ?

Après le marathon de Toulouse en 2016, j’ai couru principalement la Transaubrac (avril 2017, 105 km, 3 600 D +), le trail des Trois Pics dans les Pyrénées (juillet 2017, 52 km, 3 400 D +), le Tana Quest à Flagnac (septembre 2017, 64 km, 3 000 m D +), et le Grand Raid des Cathares à Carcassonne (octobre 2017, 174 km, 7 500 D +).

Racontez-nous le grand raid

Le grand raid est avant tout une grande fête populaire pour tous les habitants de la Réunion. Tout au long du parcours, une ferveur incroyable s’empare de l’île pendant quatre jours. Dès le départ à 22 heures à Saint-Pierre, c’est pendant près de 7 ou 8 km que les gens vous encouragent des deux côtés de la route sous des tonnerres d’applaudissements. Ils vous tendent leurs mains pour que l’on tape dedans avec la nôtre, ils vous motivent. C’est vraiment une sensation incroyable de voir tout ce monde, ce bruit, cette ambiance, cette joie qui en émane. Plus tard sur les sentiers, ce sont des personnes seules parfois qui vous encouragent, "bravo, courage", des familles, des groupes d’amis des musiciens qui vous acclament, qui crient votre prénom inscrit sur les dossards : "allez Yves, allez Dominique, allez Alexandra". Ici, à Mont-Vert, c’est un village entier qui nous a fait une haie d’honneur : "bravo, courage, rendez-vous à la Redoute" (c’est le nom du stade du quartier de la Redoute, lieu de l’arrivée à Saint-Denis). Ils connaissent la difficulté des sentiers et peu importe votre classement. Ici, si vous terminez le grand raid dans le temps impartis, vous êtes un "héros". C’est cet aspect-là qui m’a le plus marqué, cette ferveur, les gens qui font des stands sur le bord de la route pour vous offrir des rafraîchissements quand il fait très chaud, leurs encouragements. Ensuite, bien sûr, la course est dure. Aux montées interminables, succèdent d’autres montées interminables, puis viennent des descentes très techniques, périlleuses parfois. Il faut se concentrer à chaque pas. Ici à la Réunion, le précipice n’est jamais très loin du sentier, aussi il faut être très attentif et savoir ralentir quand le terrain est glissant, à cause de la pluie ou du brouillard. Un accident est vite arrivé et il y a déjà eu des morts sur cette course, suite à des chutes dans le vide. La chose qui m’a fait le plus défaut a été la gestion du sommeil. Je n’ai pas dormi la première nuit, une heure la seconde et j’avais des hallucinations la troisième nuit. Comme tant d’autres, même à 3 km de l’arrivée on était obligé de s’allonger sur le bord du chemin pour dormir un peu car cela devenait trop dangereux de courir ainsi. Pour finir, la solidarité entre coureurs m’a touchée. Dans ces situations extrêmes on s’entraide, on se soutient, on fait connaissance, on fait un bout de chemin ensemble, on s’attend dans la nuit. Cela va de soi, le résultat n’a pas d’importance quand il s’agit d’aider un coureur en détresse (un tiers des partants abandonne).

Avez-vous d’autres projets ?

Recommencer l’année prochaine ! Seul ou peut-être avec l’association Réunion aventures joëlettes (RAJ) dont je fais partie et qui a pour but d’amener des personnes à mobilité réduite sur les sentiers de la Réunion à l’aide d’un fauteuil adapté qui peut rouler ou que l’on porte à bout de bras en équipe. Un an sur deux elle fait une bonne partie du grand raid (95 km !) Et si je suis en métropole l’année prochaine, je referai le Grand Raid des Cathares qui a été annulé cette année en raison des inondations dans l’Aude.

CORRESPONDANT
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