Justice

Assises de l'Aveyron : tortures et barbarie à Ayssènes

  • Les jurés, trois hommes et trois femmes, ont la semaine, avec la cour, pour se forger une conviction.
    Les jurés, trois hommes et trois femmes, ont la semaine, avec la cour, pour se forger une conviction. J.A.T. - J.A.T.
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Séquestration, actes de torture et de barbarie... Un homme a frôlé la mort début janvier 2016 dans un gîte à Ayssènes après avoir subi la fureur d'une fille et de sa mère dont il était le compagnon. Une mère qui est morte en prison, sa fille est désormais seule devant la cour et les jurés dans cette session d'assises qui s'est ouverte ce lundi après-midi sur fond d'alcool, de psychotropes et de misère familiale. 

L'homme séquestré dans un gîte d'Ayssènes entre le 25 et le 28 janvier 2016 a échappé de peu à la mort : coups de couteau au thorax, dans le dos, précédés de coups de bûches et de casseroles, de brûlures de cigarettes, d'ingestion forcée de médicaments en grande quantité, mais aussi de shampoing et de désinfectant... Ses tortionnaires?  Une fille et sa mère,  dont  la victime était le compagnon.

Ce lundi  après- midi sur le banc des accusés, Sabrina est seule, sa mère Claudine est décédée en prison en août dernier. La victime, Laurent, n'assiste pas à cette audience, prévue pour durer jusqu'à vendredi. Et l'on admet déjà, à l'issue des premiers débat que cette dérive barbare puise ses racines dans la consommation récurrente d'alcool,  mêlé aux antidépresseurs et aux psychotropes - auxquels tous trois sont addictifs -  aux relations tendues entre une mère et sa fille sur fond de jalousie.

Discernement altéré ? 

L'accusée, 31 ans, mère de deux enfants (placés en famille d'accueil depuis un certain temps), va naviguer entre la peur de sa mère, le souvenir d'un père qui s'est suicidé quand elle était âgée de  20 ans, de multiples tentatives de suicide à son tour comme autant d'appels au secours, de séjours en hôpital psychiatrique, de traumatismes divers, d'addictions avérées. Au point que la question de son discernement au moment des faits occupera l'audience au fil des questions aux premiers experts. Sans qu'une réponse définitive n'y soit encore apportée.Reprise de l'audience ce mardi matin.  

Le compte-rendu détaillé de l'audience à retrouver dans l'édition de Centre Presse du mardi 6 novembre. 

 

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