Economie

Le Laboratoire du Haut-Ségala mise sur les cosmétiques naturels et biologiques

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  • Arrivée en octobre 2016 au poste de responsable du site de production et de conditionnement du Laboratoire du Haut-Ségala à Rieupeyroux, Florie Vallet n’hésite pas à mettre la main à la pâte sur la toute nouvelle ligne.
    Arrivée en octobre 2016 au poste de responsable du site de production et de conditionnement du Laboratoire du Haut-Ségala à Rieupeyroux, Florie Vallet n’hésite pas à mettre la main à la pâte sur la toute nouvelle ligne. Rui Dos Santos -
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Créée à la Salvetat-Peyralès en 1996, installée depuis 2013 dans la zone artisanale de Rieupeyroux, affichant un chiffre d’affaires de 2,5 m€, cette entreprise pourrait être rebaptisée «véritable herboriste des temps modernes».

Il était une fois… Comme toutes les belles histoires, celle-ci peut commencer par la célèbre formule magique. Il était donc une fois une entreprise lancée en 1996 par Françoise et Bernard Poussin, au lieu-dit La Gaffardie, près de La Salvetat-Peyralès. Racheté en 2011 par David Soulat, actionnaire privé âgé aujourd’hui de 45 ans et originaire de la région nantaise, le Laboratoire du Haut-Ségala a déménagé deux ans plus tard pour prendre ses quartiers au cœur de la zone artisanale de Rieupeyroux (lire en encadré ci-dessous). Spécialisé dans les cosmétiques biologiques et naturels, son chiffre d’affaires était alors de 700000€… Il devrait dépasser 
les 2,50 M€ fin 2018 ! La valeur n’attendant visiblement pas le nombre des années, le bébé a (bien) grandi. Fort de 17salariés, dont 7 sur le site de Rieupeyroux (deux sont là depuis le début!), ponctuellement davantage en fonction bien sûr  du carnet de commandes  (le siège administratif se trouve à côté d’Angers et les commerciaux habitent dans leur secteur), le Laboratoire du Haut-Ségala s’appuie sur une gamme de 31 huiles végétales et 11 eaux florales, sans compter les beurres corporels et les huiles soins du corps plus à la marge. 
«C’est un laboratoire à taille humaine, insiste la directrice opérationnelle Sandrine Chenoir. On met l’accent sur notre délai de livraison (48 heures en France), le service après-vente, la proximité avec nos clients, la réactivité… On est (re) connu pour ces valeurs».

Si l’entreprise aveyronnaise distribue également les produits Kaé cosmétiques, la marque phare reste Laboratoire du Haut-Ségala avec, selon les propres termes de Sandrine Chenoir, «les huiles végétales pures qui sont incontestablement notre ADN». Et d’ajouter volontiers : «Avec les eaux florales, c’est notre cœur de métier». Auprès de quelle clientèle ? «Notre réseau majeur, ce sont les pharmacies et les parapharmacies, reconnaît, sans hésitation, celle qui pilote aussi force de force, marketing et communication. Ce circuit national représente ainsi 80% de notre diffusion. Il y a ensuite les magasins bio et les instituts de soins». Mais, plus de boutique sur le site de Rieupeyroux, du fait de la réorganisation des espaces après l’acquisition d’une nouvelle ligne de conditionnement, en service depuis septembre.
Si l’hexagone est donc bien couvert, qu’en est-il de l’export ? Si 25% sont visés «à trois ans», il représente aujourd’hui 13% de l’activité avec, comme cibles privilégiées, le Portugal, Taïwan, la Finlande, les Pays-Bas ou encore l’Allemagne. Tandis que des partenariats sont envisagés avec la Chine et le Japon.
Le bulletin de santé est donc «plutôt bon». «De toute façon, on ne peut pas se permettre de rester assis, d’observer. ça va trop vite!, note Sandrine Chenoir. Il faut innover, se développer, bouger». 
Et, le Laboratoire du Haut-Ségala passe de la parole aux actes, puisque, outre le projet d’agrandissement (lire ci-contre), «une nouvelle gamme sera servie en 2019». Avec des négociations en direct avec les grands groupes français et la participation à divers salons, dont celui de Hong Kong.
 

Doubler la surface couverte

Les plans (provisoires) sont posés sur une table de travail du bureau de Florie Vallet. «On n’a rien à cacher mais on en est encore au stade d’une mouture qui va inévitablement évoluer dans les prochaines semaines», assure la responsable du site rieupeyrousain. L’intéressée ne cache pas que le Laboratoire du Haut-Ségala veut «pousser les murs» et ce projet d’agrandissement, dans le prolongement du bâtiment actuel, à l’opposé de l’entrée principale, est déjà visible, même de la Route départementale 911, puisque le géomètre a posé ses bornes. Installée depuis 2013 sur ce terrain de 4950 m2 dans la zone artisanale, où elle a succédé à Ségala Industrie, l’entreprise de David Soulat opère dans 650 m2. «L’objectif est de doubler la surface couverte», explique Florie Vallet. Mais, ni elle, ni la directrice opérationnelle Sandrine Chenoir, ne se mouillent sur un éventuel recrutement proportionnel à la nouvelle taille de l’infrastructure. «C’est une première étape car on a privilégié jusqu’à présent les zones de la production, lâchent-elles en chœur. Les priorités vont être une meilleure organisation des espaces, une plus grande productivité et le confort des salariés». Et pouvoir proposer à nouveau une boutique de vente directe, qui a disparu en début d’année lors de la réorganisation liée à l’installation de la deuxième ligne de conditionnement.

Rui Dos Santos
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