Decazeville grille encore une cartouche

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  • Tout le dépit de Fabrice Landes, co-entraîneur du SCD, dimanche, lors du revers des siens face à Millau (18-12).
    Tout le dépit de Fabrice Landes, co-entraîneur du SCD, dimanche, lors du revers des siens face à Millau (18-12). Sébastien Murat / Sébastien Murat
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Le Sporting a raté l’un des matches qu’il ne devait pas rater, dimanche, et s’est incliné pour la quatrième fois de la saison sur son terrain, face à Millau (18-12).

Dimanche, en fin d’après-midi. Cigarette à la main, regard noir, idées encore dans la brume à la suite de la défaite, Fabrice Landes s’avance et lâche : "Nous sommes une petite équipe". Une analyse à chaud, qu’il tempérera sans doute dans la semaine, mais qui en dit long sur ce que le co-entraîneur du Sporting pensait de ses joueurs, à qui il semblait en vouloir à l’issue de la rencontre face à Millau, comme s’ils l’avaient lâché en cours de journée.

"Ce matin (dimanche, NDLR), en arrivant pour préparer la rencontre, j’ai tout de suite senti que les garçons n’étaient pas entrés dans l’événement", a-t-il détaillé, avant de poursuivre : "Nous ne sommes pas capables de nous remettre en question ni de réaliser certaines choses sur le terrain donc le constat est simple : nous n’avons que ce que nous méritons".

"Ils n’ont pas mesuré l’importance de ce match"

Ces mots durs mais pesés tranchent avec ceux prononcés d’habitude par l’intéressé, qui, depuis avant-hier, a visiblement en tête de durcir considérablement le ton avec un effectif ayant sombré corps et âme au cours de cette rencontre qu’il ne fallait surtout pas perdre. En effet, au lieu de l’aborder avec le cœur et de faire preuve de l’engagement nécessaire, les joueurs decazevillois ont déjoué et n’ont proposé que des bribes des bonnes choses qu’ils avaient réalisées face à Nègrepelisse et Malemort (succès 41-22 et 26-13 chez eux lors des septième et neuvième journées), voire contre LSA (défaite 23-16 à l’extérieur pour le compte de la huitième journée).

"Ils n’ont pas mesuré l’importance de ce match. C’était une rencontre de phase finale. Depuis mardi, à l’entraînement, avec Cyril Petit (co-entraîneur), on le leur rabâchait. Je suis désolé mais le comportement…", a-t-il lâché, en ayant du mal à finir sa phrase tant cet échec est venu annihiler la portée des trois derniers résultats du Sporting, qui se croyait pourtant sur la bonne voie avant ce derby.

Trois blessés de plus

De la voix, il en sera certainement question au cours des quinze jours à venir. Aujourd’hui, le SCD repart quasiment d’une feuille blanche et doit tout remettre à plat s’il ne veut pas sombrer de nouveau et voir ses concurrents directs dans la lutte pour le maintien fondre sur lui. Et si l’on doit trouver, quelque part, des motifs d’espoir, ce ne sera certainement pas dans son jeu stérile et sans relief mais dans les résultats des équipes naviguant dans les mêmes eaux que lui au classement, qui ont toutes perdu dimanche, à l’exception, donc, de Millau, qui ne lui a laissé que le point du bonus défensif et a donné l’impression de renaître et d’entrevoir le bout du tunnel. Et comme s’il fallait en rajouter une couche, le Sporting a perdu trois nouveaux joueurs sur blessure : Boris Lac, touché au genou, Antoine Pisano, blessé à l’épaule, et Mickaël Lavergne, sorti sur décision de l’arbitre, qui a vu chez lui un signe évident de commotion cérébrale (carton bleu).

Bien que la saison soit loin de toucher à son terme, l’encadrement a du mal à voir, au loin, des jours meilleurs, du fait de ces lacunes énormes dans l’engagement de la part des joueurs et d’un manque évident de fond de jeu. Si Portero et ses partenaires pouvaient retrouver ne serait-ce qu’un brin d’envie et être animés d’un début de sentiment de révolte, cela enverrait des signaux positifs à leurs entraîneurs, qui n’ont pas caché avoir "du mal à trouver les explications" à la situation actuelle.

Centre Presse
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