Revoir "Hair" de Milos Forman, ce samedi à La Strada

  • Le film Hair a marqué ou interpellé toute une génération.
    Le film Hair a marqué ou interpellé toute une génération.
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Le samedi 1er décembre, le cinéma La Strada propose, à 14 h 30, une immersion dans le cinéma américain des années soixante-dix en projetant "Hair", de Milos Forman.

Ce film qui est adapté d’une célèbre comédie musicale de la fin des années soixante offre un regard désenchanté sur l’Amérique moderne. Une Amérique qui sort amoindrie et déchirée de la guerre du Vietnam et dont les valeurs fondamentales ont été sacrifiées. La comédie musicale devient ici le creuset d’un questionnement, d’une remise en question de l’ordre familial et des hiérarchies sociales, du patriotisme triomphant qui a conduit à la mort de toute une génération d’Américains. Le personnage principal, Claude Bukowski, alors qu’il s’est engagé dans l’armée pour partir au Vietnam, tombe amoureux d’une jeune hippie, en plein happening au milieu de Central Park. Le film fait le récit de la perte de ses illusions au milieu de cette troupe de hippies qui cherche à réinventer la société et à réenchanter le monde. Au-delà de la fable antimilitariste et de ce parfum d’utopie, le film fournit une vision rétrospective assez singulière sur la culture hippie et les lendemains de la révolte. Nous sommes, en effet, à la fin des années soixante-dix et l’Amérique est déjà en train de basculer dans le Reaganisme. L’œuvre de Forman est une réflexion nostalgique et critique sur ces années de lutte. D’autant plus que Forman, lui-même exilé, retrouve dans ses films la survivance de ses combats contre la dictature tchèque. Les personnages de Forman sont des marginaux, des êtres entêtés et aveuglés, qui se heurtent nécessairement à la norme et à l’autorité sociale.

De "Vol au-dessus d’un nid de coucous" à "Amadeus", il s’agit toujours de filmer cette confrontation entre une machine sociale nivelante face à l’individualité sauvage. Forman aime filmer ce moment de bascule où l’ordre politique commence à vaciller, là où le langage de la norme perd toute efficience.

En somme, ces films nous parlent d’une innocence perdue à laquelle l’image redonne sa pleine puissance.

Le film ouvrira la saison du ciné-club 2018-19 et sera précédé d’une présentation de l’œuvre de Forman par Rémy Romain.

GDM
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