Samedi, la CGT et les gilets jaunes pourraient converger

  • Les responsables syndicaux appellent à manifester samedi aux quatre coins du département.
    Les responsables syndicaux appellent à manifester samedi aux quatre coins du département. CP
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La CGT appelle à manifester ce samedi, contre la précarité et pour la justice sociale. Des revendications portées aussi par les gilets jaunes qui appellent à la mobilisation le même jour.

"Bien sûr que la colère qu’expriment les gilets jaunes est légitime. À la CGT, nous la comprenons et la partageons puisque nous portons 90 % de leurs revendications, notamment sur le pouvoir d’achat et la justice sociale, depuis des mois, voire des années", souligne David Gistau, secrétaire départemental dudit syndicat. Et de rappeler que la CGT s’était "mobilisée fortement à Rodez, le 19 avril, le 26 mai et le 9 octobre sur ces questions-là, les retraités s’étant également massivement mobilisés le 15 mars".

Leur prochaine manifestation "pour les salaires, l’emploi et la justice sociale" a lieu samedi 1er décembre, à Rodez, Decazeville, Villefranche et Millau. "Cela fait plusieurs années que l’on tire la sonnette d’alarme sur ces questions de salaires, de pensions de retraite et donc de pouvoir d’achat", rappellent David Gistau et Laurence Cahors (Fapt-CGT). La manifestation de la CGT côtoiera donc forcément, dans la matinée, celle des gilets jaunes, prévue elle aussi samedi, à partir de 10 heures (à Bourran).

Dès lors et dans ces conditions, peut-on envisager une convergence des luttes ? La CGT départementale qui dit respecter "la volonté de ce mouvement qui est de s’organiser sans partis politiques ni syndicats" écarte toute ambiguïté. "Il n’y a aucune volonté de notre part de récupérer le mouvement. Par contre, nous sommes disponibles et favorables à des échanges s’ils le souhaitent. Nous prendrons toutes les initiatives pour permettre à ceux qui luttent, quelle que soit la couleur du gilet, de s’organiser afin de gagner sur leurs justes revendications", ajoutent les responsables syndicaux.

En attendant, les syndicalistes réitèrent leurs anciennes revendications, comme "l’augmentation du Smic à 1 800 € avec répercussion sur l’ensemble des grilles de salaires mais aussi des pensions et des minima sociaux". Ils demandent aussi "la prise en charge des transports par les employeurs, une TVA à 5,5 % pour les produits de première nécessité, notamment le gaz et l’électricité, une fiscalité juste, tenant compte des revenus, avec en premier lieu le rétablissement de l’impôt sur la fortune".

À Rodez, rendez-vous est donné à 10 heures devant la préfecture. À Decazeville, rendez-vous devant Pôle emploi et à Villefranche et Millau devant la sous-préfecture.

Salima Ouirni
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