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Réunion d’apaisement à la mairie de Millau hier

  • Une partie des agents communaux réunis hier à midi devant l’hôtel de Ville.	C.G.
    Une partie des agents communaux réunis hier à midi devant l’hôtel de Ville. C.G.
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Le maire a reçu les représentants syndicaux et accepté de prendre le temps de négocier.

Les représentants syndicaux avaient donné rendez-vous aux agents communaux ce vendredi midi dans la cour de l’hôtel de Ville. Le matin, ils ont été reçus pendant plus de deux heures par Christophe Saint-Pierre, son directeur des services, Jérôme Chiodo et son directeur de cabinet, François-Xavier Monidol. "Un échange constructif, selon Romain Méricskay, de la Fédération autonome Fonction publique territoriale (FA-FPT). Il a permis d’évoquer les conditions du dialogue et les conditions qu’il nous fallait pour travailler sur la réorganisation des services, le temps de travail. Ce matin, ce n’était pas une réunion de négociations. Il a été pointé la nécessité d’être accompagné par une direction des ressources humaines opérationnelle. le nouveau directeur des services techniques doit aussi bientôt arriver. La négociation reprendra à partir de janvier février avec le temps nécessaire pour pouvoir discuter."

Et Romain Méricskay d’ajouter : "Les chefs de service seront reçus pour établir un diagnostic sur le fonctionnement et les dysfonctionnements éventuels de leurs services. Nous sommes sur quelque chose de positif, votre mobilisation a été déterminante."

Mobilisation payante

Patrice Galtier, cosecrétaire de la section millavoise de la CGT enchaîne : "Il faut vous remercier pour la mobilisation de lundi. ça les a secoués. 85 % le matin, 88 % l’après-midi, à la mairie de Millau, c’est exceptionnel. Le ton n’est plus le même. Il a plus de respect. On demandait que les choses ne se fassent pas dans la précipitation. Les 1607 heures, ça se fera dans le courant de l’année. Nous, tant que la loi ne nous y oblige pas, on ne veut pas bouger. Ils ont compris qu’on ne lâcherait pas le morceau. Janvier, cela nous laisse du temps pour préparer les choses."

"Heureusement que vous étiez-là, renchérit Patrick Lescure pour la CFDT. ça les a fait réfléchir. Ils veulent nous imposer les 1 607 heures pour les prochaines municipales, nous, on veut rester comme on est. On ne refuse pas de discuter. Là, nous repartons sur de bonnes bases."

L’éventualité d’une nouvelle grève pour ce lundi 3 décembre est repoussée par l’intersyndicale. "Il faut garder nos forces pour plus tard, lancent les représentants syndicaux. Nous sommes bien conscients qu’ils ne souhaitent pas voir leur Bonheur de Noël perturbé. On ne kidnappera pas Mickey cette année."

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