Hôtel de Tauriac : Claude Catellain propose "Ce serait mieux à deux"

  • Claude Catellain lors de l’installation de sa vidéo.
    Claude Catellain lors de l’installation de sa vidéo. C.G. / C.G.
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Depuis vendredi, une nouvelle œuvre a trouvé place dans la Vitrine régionale d’art contemporain (Vrac) de l’hôtel de Tauriac. Une vidéo qui tourne en continu et que les passants peuvent découvrir… en passant.

Le principe voulu par l’association dès sa création. "La vitrine permet aux gens de voir les œuvres sans avoir à entrer comme dans une salle d’exposition ou un musée, rappelle Stéphane Got, coprésident de la Vrac. On avait réfléchi à la manière de s’y prendre pour qu’un maximum de gens voient un maximum d’œuvres, dès la création de l’association. D’où ce principe de la vitrine."

Cette fois, c’est le plasticien performeur belge, Claude Cattelain qui propose la vidéo d’une de ses performances Ce serait mieux à deux.

Claude Cattelain est à la fois vidéaste, performeur, dessinateur, concepteur d’installations et de photographies. Il présente un parcours pour le moins atypique qui lui fait successivement démonter le châssis de ses toiles (dès 1999), réaliser des constructions instables (en 2000) et acheter une caméra pour filmer ses échecs qu’il développera plus tard dans sa pratique de la performance.

Craquement, souffle, bruits de pas, de ferraille, claquements ou frottements mais aussi répétitions sont autant de mots qui résonnent dans sa démarche.

"La vidéo, qui dure une demi-heure présente le jeu tout simple de déposer un caillou sur chacun des doigts d’une main, explique l’artiste.

J’ai filmé le mouvement perpétuel de chute et de reconstruction. C’est une action physique à la limite du déséquilibre. J’ai voulu présenter cette œuvre dans un espace confiné. On peut la cerner en quelques secondes. Elle a été créée au rythme de la ville, elle est fugace à visionner. La dramaturgie, c’est l’épuisement de la main. Le spectateur a donc différentes possibilités de regarder la vidéo."

Et alors que le soleil inonde la vitrine, Claude Cattelain poursuit : "Quand le soleil est trop violent, la vidéo n’est pas visible. Peut-être que les gens ne pourront la voir que la nuit (elle tourne jusqu’à minuit, NDLR) ou les jours couverts. mais, il y a quelque chose qui m’intéresse là-dedans. Les choses qui sont belles à voir, ne sont pas forcément celles qu’on éclaire avec de gros flashs."

À voir jusqu’au 10 février 2019.

Centre Presse
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