Justice

Abus de confiance : 4 mois pour rembourser... sous peine de prison

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  • Jugé pour abus de confiance, le prévenu a échappé à la prison ferme... pour l'instant.
    Jugé pour abus de confiance, le prévenu a échappé à la prison ferme... pour l'instant. Archives JAT - Archives JAT
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Plutôt que de le condamner, le tribunal a offert un délai au prévenu pour s'acquitter de sa dette.

Elle l'a vu grandir, s'est prise d'affection pour lui mais, au début de l'année 2016 à Linvinhac, elle a été victime d'un abus de confiance de la part de ce jeune homme en difficulté financière. Le préjudice porte sur une somme de 1500 euros que le jeune homme, jugé mercredi 5 décembre par le tribunal de grande instance de Rodez, a déposé sur le compte en banque d'un(e) ami(e) et non pas sur celui de la vieille dame, comme il s'y était pourtant engagé.

A l'époque des faits en grande précarité financière, sans travail et interdit bancaire, il s'engage immédiatement après les faits à rembourser la septuagénaire... mais il n'en fera jamais rien. Et c'est ce point précis qui a irrité le tribunal, puisqu'entre-temps, le prévenu a à plusieurs reprises trouvé du travail (dont un CDI) et que désormais, entre ses revenus et ceux de sa compagne, le foyer perçoit près de 3300 euros chaque mois.

"Ma cliente l'a vu grandir, elle avait totale confiance en lui, plaidera l'avocate de la victime Camille Jammes. Elle touche aujourd'hui 700 euros par mois et doit parfois aller aux Restos du coeur, emprunter de l'argent à des amis... J'attends de vous que vous ne soyez pas clément avec cette personne", poursuivra avec ferveur l'avocate, demandant à ce que l'auteur "répare intégralement le préjudice" et qu'il soit condamné à une amende de 800 euros. 

"Je reconnais avoir abusé d'elle, et si je pouvais rembourser, je le ferai", a déclaré le prévenu à la barre, un point sur lequel le tribunal n'a pas caché ses doutes au regard de l'état actuel de ses finances.

A la demande du procureur de la République Cherif Chabbi, le tribunal a décidé d'ajourner sa décision et de laisser au jeune homme un délai de quatre mois pour rembourser la victime. "Au cours de cette nouvelle audience, vous devrez justifier que vous avez remboursé la victime. Dans le cas contraire, je requerrai une peine d'emprisonnement" a prévenu le procureur de la République.

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