Football : en Coupe de France, Rodez doit passer la quatrième pour une première

  • Mathieu Guerbert et les Ruthénois vont tenter d’enfin parvenir à se hisser en trente-deuxièmes de finale.
    Mathieu Guerbert et les Ruthénois vont tenter d’enfin parvenir à se hisser en trente-deuxièmes de finale. Jean-Louis Bories
Publié le , mis à jour

Le Raf de Laurent Peyrelade, qui n’a jamais connu les trente-deuxièmes de finale de la Coupe de France depuis l’arrivée de l’intéressé au club, en 2015, va tenter d’enfin y parvenir en allant chercher la qualification à Sète, aujourd’hui (15 heures).

Au travers de la présentation qu’il en a effectuée jeudi, en conférence de presse, Laurent Peyrelade a confirmé que le match que doit disputer son équipe à Sète, aujourd’hui (15 heures) en Coupe de France, n’était pas loin d’être le plus important d’ici à la fin de l’année. "Ça fait quatre ans que j’attends qu’on passe ce pu…. de tour alors ce serait bien qu’on y arrive cette fois", a-t-il lâché, avant de glisser, comme pour confirmer que la quatrième fois avait plus de chances d’être la bonne que les précédentes : "Cette année, le groupe peut faire des choses intéressantes dans cette compétition."

"Voir et décider vite"

Pour y parvenir, l’entraîneur du Raf a défini une feuille de route simple, dont il a inscrit les grandes lignes dans la continuité de celles propres au championnat, faisant ainsi fi des différences entre les deux compétitions. "Il va falloir bien défendre, comme en National", a-t-il expliqué, avant de hausser quelque peu le ton en ajoutant : "Mais il ne faut pas inverser les rôles. La question, c’est aussi comment eux (les Sétois, NDLR) vont défendre face à notre armada. Ce sera dur pour nous mais ça le sera pour eux également et ça, on a un peu tendance à l’oublier. On doit être prêts à mettre de l’intensité, du rythme et parfois un peu de folie offensive. C’est une de nos forces et ça doit le rester."

Parmi ces dernières, l’ancien attaquant n’a pas manqué de citer la capacité de ses hommes "à défendre ensemble, fort, même quand ça tangue, à se faire violence", celle-là même qui devrait être mise à l’épreuve sur la pelouse héraultaise.

"Ça va être un match contre une équipe du Sud, donc une équipe généreuse, rigoureuse, présente dans les duels et le pressing, accrocheuse, bagarreuse dans le bon sens du terme, qui ne lâche pas", a-t-il détaillé, avant d’ajouter, sous forme d’un avertissement qu’il ne manquera certainement pas de reformuler à ses joueurs lors de sa causerie : "Si tu penses que tu vas avoir dix secondes pour contrôler le ballon et le mettre où tu veux, tu te mets le doigt dans l’œil. Il faut t’attendre à être pressé et à devoir voir et décider vite."

Prudent, réaliste mais pas inquiet, Peyrelade a mis l’accent sur le potentiel offensif de sa troupe, atout en mesure, à ses yeux, de mettre à mal les pensionnaires de National 2.

"On a, devant, des joueurs capables de faire la différence sur chaque action, avec des styles différents qui plus est et ça, c’est une force. Il ne faut pas la diminuer et même la montrer au grand jour, pour faire peur aux autres, car c’est aussi le but. Il ne s’agit pas de s’inventer un rôle mais pas non plus d’aller là-bas en se disant qu’on est une équipe de DHR", a-t-il souligné, avant d’insister et, indirectement, de confirmer ses attentes autour de ce rendez-vous ainsi que l’importance qu’il revêtait à ses yeux en concluant : "On a vécu Blagnac (au cinquième tour, résultat nul 1-1 et qualification 4-3 aux tirs au but, à l’extérieur), c’était un traquenard et on s’en est sortis par un terrier. Il faut que ça nous serve. On ne doit pas refaire ce qu’on avait fait là-bas mais si c’est le cas, on a vu qu’on pouvait s’en sortir."

Romain Gruffaz
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