Football, Division 1 féminine : trois points de plus pour les Rafettes

  • La joie des Ruthénoises après le but de Cazeau, suffisant pour leur offrir la victoire.
    La joie des Ruthénoises après le but de Cazeau, suffisant pour leur offrir la victoire. JLB / JLB
  • De l'engagement qui paie.
    De l'engagement qui paie. JLB / JLB
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Les Ruthénoises se sont relancées dans la course au maintien en décrochant samedi, face au Paris FC, une deuxième victoire consécutive en championnat, la première à domicile cette saison.
 

Au travers de la joie qu’elles exprimèrent plusieurs minutes durant sur le terrain à l’issue de la rencontre, malgré un froid incisif et rendu intrusif par les quelques gouttes de pluie qui l’accompagnaient, les joueuses du Raf apportèrent hier une nouvelle confirmation que les plus beaux des cadeaux sont bien souvent constitués par les surprises, sans que ce terme constitue une quelconque atteinte à la valeur de ce qu’elles venaient d’accomplir face au Paris FC.


« Exploit »


Contre cette formation qui s’était présentée sur la pelouse du stade Paul-Lignon avec le statut logique de favori, et que Sabrina Viguier, leur entraîneur, avait présentée comme étant « du même calibre que Lyon et le PSG », les deux épouvantails du championnat, Ginestet et ses partenaires ont livré une prestation solide et engrangé trois points « bonus » car pas forcément prévus, mais trois points bien réels, qui pourraient peser lourd lorsque sera venu le moment de faire les comptes.
« C’est bien, on a en partie rattrapé ceux que l’on n’avait pas réussi à prendre avant, confia Viguier. C’est un exploit d’avoir battu une équipe comme celle-là, qui compte plusieurs joueuses internationales, même si, comme je le répète depuis le début, en étant peut-être la seule à y croire, on est capables de tout. »
Face à Thiney et ses coéquipières, les Ruthénoises furent en effet capables de différentes choses, à commencer par jouer de façon construite en première mi-temps, avec calme et confiance, cette dernière ayant été grandement accrue par la victoire obtenue à Lille samedi dernier (1-0). Une démonstration de qualités mentales et techniques, donc, qui fut récompensée par un but de Cazeau (le deuxième consécutif après celui inscrit face au Losc), bien servie par Lemaitre à la suite d’une relance totalement ratée de Butel dans l’axe et victorieuse de son duel avec Benameur (1-0, 19e). Surprises, les Parisiennes s’en remirent à Jaurena (38e) et Thiney (43e) pour tenter de réagir mais les frappes des intéressées finirent hors cadre.
En seconde mi-temps, ce fut un tout autre visage que la bande à Cance offrit, plus défensif et moins ambitieux dans le jeu - dont elles n’avaient logiquement plus à assumer l’initiative -, bien que cela lui ait valu quelques frayeurs face aux offensives adverses.
« On avait moins d’énergie, ce qui fait qu’on a manqué de lucidité, de concentration, et que parfois, on a été un peu brouillonnes, reconnut Viguier. Malgré ça, on a été performantes dans la surface et prouvé qu’on avait progressé dans ce domaine en tenant bon. »


Soubeyrand : « On a manqué d’un peu de tout »


Brouillonnes, les joueuses de devant du PFC le furent également, en enchaînant centres et corners à partir de l’heure de jeu mais sans se montrer suffisamment précises pour être vraiment dangereuses. « On a manqué d’un peu de tout et notamment de justesse technique, pointa du doigt Sandrine Soubeyrand, leur entraîneur. On est tombées sur un adversaire valeureux, qui a bien défendu et nous a fait déjouer. » Et lorsqu’elles s’approchèrent vraiment du but de Garcia, cette dernière s’employa pour repousser leurs frappes, signées Sallstrom (57e) et Mateo (72e, 75e). Une inefficacité qu’elles ne parvinrent pas à résoudre au cours d’une fin de match qui vit Bonet échouer à doubler la mise (85e), heureusement sans conséquence. « Avec cette deuxième victoire consécutive, on sort la tête de l’eau mais rien n’est fait et il va falloir continuer à travailler », conclut Viguier.

Romain Gruffaz
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