Najac : après 26 jours, il stoppe sa grève de la faim

  • Jean-Pierre Lecardonnel le jour du démarrage de sa grève de la faim.
    Jean-Pierre Lecardonnel le jour du démarrage de sa grève de la faim. DDM/JPC
  • Lundi 17 décembre, le collectif citoyen de conciliation s’est réuni à deux pas de la mairie.
    Lundi 17 décembre, le collectif citoyen de conciliation s’est réuni à deux pas de la mairie. DDM/JPC
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A la suite d'un différend avec la mairie de Najac portant sur l'aménagement d'un chemin, Jean-Pierre Lecardonnel avait entamé le 23 novembre une grève de la faim qu'il a décidé de cesser. Mais le dossier n'est pas résolu pour autant. 

Va-t-on vers une issue dans le différend qui oppose Jean-Pierre Lecardonnel à la mairie de Najac ? Dans tous les cas, une porte est ouverte.
En effet, celui-ci avait décidé le 23 novembre dernier de se lancer dans une grève de la faim afin d’obtenir de la mairie un aménagement du chemin menant à son domicile, totalement incarossable, ce qui empêche la venue d’infirmières, médecins et autre visiteur ne se déplaçant pas en 4X4.
Grève de la faim qu’il a décidé de cesser ce dimanche 16 décembre. Un collectif citoyen de concertation impulsé d’abord par des voisins ce même dimanche, regroupant déjà une quarantaine de personnes, a incité le sexagénaire à aller dans ce sens. D’autant qu’après près d’un mois de grève de la faim, Jean-Pierre Lecardonnel était au bout physiquement, comme mentalement, comme l’a indiqué son épouse.


Volonté d’apaisement


Dans un communiqué lu ce mardi 18 décembre  en public à quelques pas de la mairie de Najac, le collectif insiste : « Une vie en danger, importe plus que les zizanies ; ni la municipalité, ni la préfecture n’ont voulu la prendre en compte ; non-assistance à personne en danger. »
« Nous voulons à travers ce collectif aller vers l’apaisement, car il faut sortir de là, et être attentif aux décisions municipales », a expliqué Gilbert Blanc, un des premiers soutiens à Jean-Pierre Lecardonnel. Jean-Claude Rossignol, le plus proche voisin du moulin de Jouyre où vit le couple Lecardonnel, parle-lui d’un « soulagement pour tous, car si Jean-Pierre Lecardonnel avait continué sa grève de la faim, cela aurait pu avoir des conséquences pour sa santé. »
Lundi 17 décembre au matin, comme le précisaient les gendarmes présents devant celle-ci, la mairie était fermée au public, après que dans le week-end des individus ont rempli les serrures de colle. Impliquant de forcer une des portes pour arriver à y pénétrer. Aucun élu n’étant présent, une délégation du collectif a été reçue par le secrétaire général auquel fut remise la déclaration dans laquelle est stipulée clairement, la volonté de « présenter à la municipalité une situation nouvelle, pour lever les blocages, l’inertie et le silence. » Rendez-vous a été demandé au maire Raymond Rebellac.

Comment sortir de l'ornière ?

Cet arrêt de la grève de faim, ne signifie qu’un point final soit mis à ce dossier sensible. Le sous-préfet de Villefranche Christian Robbe-Grillet, qui suit son évolution, fait état d’un « dossier compliqué de par les diverses positions et au regard des responsabilités de chacun. » Ce chemin n’est pas une voie communale mais bien un chemin rural et « il traverserait le domaine privé communal et une propriété privée. » Après avoir rencontré le maire de Najac et son premier adjoint, ceux-ci ont indiqué au représentant de l’Etat dans l’Ouest Aveyron que la commune avait déjà fait apporter 70 tonnes de castine pour entretenir le chemin.
Marie, l’épouse de Jean-Pierre Lecardonne rappelle qu'« en 2011, le maire a fait rouvrir ce chemin pour que nous puissions rejoindre notre domicile côté Aveyron (Le Moulin de Jouyre est tout proche du Tarn-et-Garonne : N.D.L.R.), département où nous nous acquittons de nos impôts. Cette ouverture, il l’a prise sur lui en accord avec le propriétaire de la portion non communale. Or aujourd’hui, nous avons l’impression que c’est cette portion qui fait obstacle à la remise en état du chemin. »
« Nous ne demandons pas un chemin entièrement goudronné, mais qu’il soit empierré, en supprimant en urgence la mélasse qu’il y a pour le rendre carrossable. Dans la mesure où la commune en assure l’entretien, elle doit assumer les risques et devient responsable, y compris en termes de viabilité », tance Marie Lecarbonnel.

Jean-Paul Couffin
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