Rodez. L’Aveyron a perdu 472 habitants en une année

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    La préfecture de l’Aveyron perd des habitants. Archives CP
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Centre Presse

Révélés jeudi, les chiffres de la population française pour le compte de l’année 2019 montrent une légère baisse en Aveyron. Une première alerte depuis une décennie.

Le département repasse sous la barre des 279 000 habitants ! Voilà le premier constat dressé cette semaine à la suite de la révélation des chiffres fournis par l’Institut national de la statistique et des études (Insee) concernant la population française au 1er janvier 2019. Basées sur le recensement effectué durant l’année 2015 et arrêté le 1er janvier 2016, les données sont catégoriques : en l’espace de douze mois, l’Aveyron a perdu 472 personnes. Alors que le territoire comptait 279 169 habitants à pareille époque, l’an passé, il n’en dénombre plus que 278 697. Un recul inédit depuis une décennie et qui ne constitue pas un phénomène isolé. Son "voisin" cantalien connaît dans le même temps une perte de 250 personnes.

Rodez la plus touchée

Quelles sont les zones les plus touchées par cette chute soudaine de la population ? Sans grande surprise, le monde urbain, et en particulier les principales communes aveyronnaises. Rodez a ainsi vu s’envoler 210 résidents, passant de 23 949 à 23 739 habitants. Une fuite importante qui détonne lorsqu’on compare ces chiffres avec ceux de cités quasi identiques dans des départements limitrophes. Dans le Lot, Cahors a vu sa population augmenter de 57 personnes, atteignant désormais les 20 447 habitants. Mende a, de son côté, glané 167 nouvelles personnes et Aurillac 33. Les Aveyronnais partent du piton mais garnissent a contrario les communes limitrophes. Onet-le-Château, troisième ville du département, et Luc-la-Primaube, enregistrent une hausse respective de 28 et 19 habitants.

En l’espace d’une année, la cité ruthénoise est celle qui connaît la plus forte diminution de population. Mais sa voisine du sud, Millau, affiche elle aussi une tendance à la baisse, perdant de son côté 34 personnes. La situation ne s’arrange guère à Saint-Affrique et Decazeville. Si la cité du Sud-Aveyronnais voit s’envoler 91 personnes, celle du bassin a diminué de 166 habitants. Seules éclaircies dans ce ciel grisâtre, l’ouest du département qui profite d’une légère hausse. Villefranche-de-Rouergue obtient deux personnes supplémentaires, et Capdenac-Gare, sept de plus.

Positif sur la dernière décennie

Doit-on voir dans ces chiffres un simple accident de parcours ou la crainte de voir l’Aveyron connaître un phénomène similaire à celui de la Lozère ? Aucun élément matériel ne permet, pour l’instant, d’étayer un possible discours alarmiste. Preuve de cette modération, les résultats dévoilés par l’Insee sur la période de recensement comprise entre 2006 et 2016. Une décennie durant laquelle le territoire a enregistré sur deux hausses successives, estimées à 0,2 % (2006-2011 ; 2011-2016) Loin des croissances affichées par l’Hérault (+1,2 % ; +1,3 %) et la Haute-Garonne (+1,2 % ; +1,4 %). Qui a profité, en grande partie, aux communes limitrophes du piton, que sont Onet-le-Château (+1,2 % ; + 1,6 %) et Luc-la-Primaube (+1,6 % ; + 0,9 %) et à l’ouest aveyronnais, comme Villefranche-de-Rouergue (-0,5 % ; +0,3 %) et Capdenac-Gare (-1,1 % ; + 0,5 %). De quoi atténuer l’angoisse des élus, et notamment du conseil départemental, qui aspire toujours à franchir le cap symbolique des 300 000 habitants à l’horizon 2030.

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