Decazeville : les visages lunaires de Nadine Vergues interrogent

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  • Nadine Vergues entourée par les Porteurs de toiles Colette et André.
    Nadine Vergues entourée par les Porteurs de toiles Colette et André. DR
  • Des visages qui nous font face, des regards qui nous interrogent, des êtres qui nous interpellent, des yeux qui nous regardent.
    Des visages qui nous font face, des regards qui nous interrogent, des êtres qui nous interpellent, des yeux qui nous regardent. DR
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Centre Presse Aveyron

L’artiste Sainte-affricaine expose jusqu’à la fin du mois à l’invitation de l’association Les Porteurs de toiles.

Nadine Vergues, répondant à l’invitation des "Porteurs de toiles", expose au cinéma La Strada, jusqu’au 28 janvier. Native de l’Aveyron, elle réside près de Saint-Affrique.

Il n’est pas courant de voir de la sculpture exposée à Decazeville ou ailleurs, ne serait-ce que pour installer les œuvres, souvent imposantes, et pour leur préservation (elles peuvent chuter de leur présentoir par exemple).

Pour cette expo, il n’y a pas de risque car les productions de l’artiste sont réalisées avec du feutre industriel, celui qui sert entre autres choses d’isolant aux voitures, d’où une certaine souplesse qui permet d’encaisser les chocs.

Depuis sa jeunesse, Nadine aime les expressions artistiques. Après avoir suivi les Beaux-Arts, elle laisse de côté sa fibre créative pour s’occuper de sa famille, de ses enfants, et en accueillir d’autres.

Puis, il y a une douzaine d’années, elle tombe sur ce feutre ou tissu industriel : "À partir de cet instant, à 45 ans, j’ai su que j’étais vraiment sculptrice. J’ai laissé vagabonder mon imagination et tout est allé très vite. Jeune, j’avais déjà pratiqué la sculpture. Dans la vie, on a des chemins à suivre et l’on y revient, forcément", rapporte-t-elle.

Ce matériau n’a plus de secret pour Nadine Vergues. Après y avoir fait adhérer des matières plastiques particulièrement revêches sous l’effet de la chaleur, elle peint à plat le produit obtenu, le marque au fer avant de lui donner forme… "Selon l’humeur, cela deviendra un tableau, un petit ange, un visage, la tête d’un animal… ou rien du tout".

La critique Laetitia Crahay a résumé l’œuvre de l’artiste sud aveyronnaise : "Nadine Vergues voit ce que les autres ne voient pas. Là où nous voyons objet, déchet, déchéance, déprime, elle voit sujet, souffle, potentiel, espérance. De ce matériau de rebut, elle fait émerger des êtres plus ou moins fantomatiques, qui disent la souffrance, la solitude, la révolte, le partage, l’amour. Elle donne la parole aux armées humaines réduites au silence. Son œuvre est éminemment politique, elle combat toutes les idées reçues et échappe aux clichés".

L’artiste expose partout en France et à l’étranger, c’est un honneur de la recevoir dans le bassin decazevillois.

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