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Histoire de voir ! Un hôtel de ville rénové dans les règles de l’art

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  • Démolition partielle et modernisation à l’ordre du jour en 1992.
    Démolition partielle et modernisation à l’ordre du jour en 1992. Repro CPA / Repro CPA
  • Démolition partielle et modernisation à l’ordre du jour en 1992.
    Démolition partielle et modernisation à l’ordre du jour en 1992. Repro CPA / Repro CPA
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Suite et fin de l’histoire du bâtiment de la mairie à Rodez avec la restauration en profondeur d’un édifice datant des années 30.

Inscrite dès 1987 au programme du concours d’urbanisme du secteur "Les Jacobins-Raynaldy-Jaurès", qui prévoit la construction de la médiathèque et la transformation de la place Eugène-Raynaldy, la rénovation de l’hôtel de ville de Rodez est approuvée par le conseil municipal le 6 juillet 1992 et confiée au cabinet d’architectes ruthénois Marion, Holderbach et Perboyre associés au cabinet UAT. Le "nouvel" hôtel de ville ouvre ses portes au public en juillet 1994.

Selon les édiles, cette rénovation s’impose alors à plusieurs titres. L’exiguïté des locaux est d’abord invoquée au regard des nouvelles missions et compétences – urbanisme et services de proximité – dévolues aux mairies qui jouissent d’une plus grande autonomie de gestion depuis les premières lois de décentralisation (à partir de 1982). Le manque de fonctionnalité est également souligné, en particulier du point de vue de l’accessibilité, les services ouverts au public étant alors situés au premier étage (qui correspond à l’entresol dans le projet de 1936), auquel conduit le perron extérieur. À ces arguments s’ajoute enfin l’état de vétusté des locaux et surtout celui de la façade des années 1930.

En raison peut-être de défauts de mise en œuvre, mais sans doute également faute d’entretien, celle-ci n’avait cessé de se dégrader au point de nécessiter la dépose de son parement en comblanchien (pierre calcaire de Bourgogne), ce qui en plus de la mise en place des briques de verre avait achevé de dénaturer le parti architectural d’origine de René Hartwig.

Doubler la surface utile

À la suite de plusieurs études, il est donc décidé de conserver le bâtiment existant qui présente, malgré les critiques dont il fait l’objet, certaines dispositions adaptées à sa destination. La structure porteuse en béton armé et certains éléments internes, en particulier l’escalier d’honneur et le plafond à caissons du premier étage, sont ainsi préservés. L’extension et la surélévation de l’édifice, qui permet de doubler la surface utile (elle passe alors de 2 000 m2 à 3 880 m2) a toutefois raison de la façade des années 1930. L’extension, qui n’est possible que du côté de la place, nécessite en effet la création d’une nouvelle façade largement vitrée qui présente l’avantage d’intégrer dans le bâtiment les escaliers de service et un ascenseur. Au rez-de-chaussée sont placés les services à la population, désormais accessibles à tous depuis la place. Un escalier droit, dont le traitement rappelle l’escalier d’honneur, se substitue à l’ancien perron extérieur et conduit les visiteurs au premier étage autour duquel sont toujours distribués des bureaux. Au deuxième étage, l’escalier d’honneur ouvre désormais directement sur une salle d’honneur et de réception, bénéficiant d’une abondante lumière naturelle. C’est aux troisième et quatrième étages que se situent les bureaux de l’administration et du maire, organisés autour d’un vide central surmonté d’une coupole vitrée.

Si le bâtiment a gagné en hauteur, il a également gagné en profondeur avec l’aménagement d’une nouvelle salle du conseil municipal en sous-sol, conçue en amphithéâtre. Si la salle dispose des équipements modernes en matière de sonorisation ou de projection vidéo, c’est l’ensemble du bâtiment qui profite des nouvelles technologies en matière de communication et d’informatique.

Faisant suite à la construction de la médiathèque et à la rénovation du musée Denys-Puech, les travaux de l’hôtel de ville s’inscrivent ainsi au début des années 1990 dans un vaste programme de rénovation des équipements municipaux. Ils précèdent ceux concernant les espaces publics, la place Eugène-Raynaldy qui se verra dotée d’une fontaine puis les places du Bourg et de la Cité.

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